Des histoires plus personnelles, à raisonnance plus larges, des histoires de femmes, de doutes, de victoires, de messages, d’estime de soi, d’expression de soi !

Le ressort originel, c’est d’être aimé…

Tout le monde a besoin d’amour : j’enfonce une porte bien ouverte, soit !  C’est malgré tout une source fréquente de « noeuds »pour nous tous, il y a encore matière à philosopher autour de cette évidence, n’est-ce pas ?

Aujourd’hui j’ai envie d’aborder 2 sources « d’approvisionnement » possibles pour reçevoir de l’amour. Il y en a plein d’autres mais voilà, aujourd’hui ces 2 là se sont faites remarquées… Quand j’écris cela, il s’agit d’admettre que ce sont 2 sujets d’actualités dans ma vie, une actualité qui remonte à longtemps en fait ! alors je partage mes réflexions…

1- La 1ère source, c’est de s’aimer soi-même, et oui vous l’avez déjà entendu ! alors j’ai juste envie de rappeler une petite chose qui mine de rien, en dit long …

S’aimer soi-même peut sembler être une quête abstraite et à long terme, alors dans cette quête, un éléments concret c’est de décider, et de persévérer dans cette décision de ne PAS dire du mal de soi, de ne PAS porter de jugement négatif envers soi. Même pour rire ? oui ! même pour rire, au moins en phase de sevrage !

Avez-vous déjà fait attention à tout ce que nous prononçons comme parole dévalorisante à NOTRE égard ?

Bien souvent il s’agit d’attirer l’attention de cette façon, d’espérer un écho extérieur à nos soucis, une compréhension, un soutien pour compenser nos incompétences supposées. Chercher de l’écoute, de l’éclairage extérieur, de l’aide ce n’est pas interdit ! Cependant il n’est nul besoin de se mettre plus bas que terre pour mériter d’être aidé ou pour attirer l’attention des autres.

Exemple :
« Je suis vraiment nulle, je n’ai rien vu venir : ma fille me ment, elle fait le mur, elle s’est mise à fumer, je n’en peux plus, je n’arrive à rien avec elle »
et vlan, au passage, une claque à notre estime de soi !

Est-ce que finalement une phrase comme :
« Ma fille vit une situation délicate (elle fait le mur etc…), cela me touche et me perturbe beaucoup, je cherche une solution, un éclairage, qu’en penses-tu, tu ferais comment toi ? »

Cette phrase ne permet-elle pas d’arriver au résultat attendu sans se flageller au passage ?
Verbaliser le problème c’est bien souvent faire émerger un début de solution,  donc OUI ! exprimons-nous, mais pas au prix d’un assassinat de notre estime de soi !

Ce petit conseil  pourrait vous amener à croire que vous devez taire vos pensées culpabilisantes ou autoflagellantes (« je suis vraiment nulle !), mais non en fait : il s’agit de les exprimer en prenant du recul, et en vous dissociant des évènements qui vous arrivent.

 

Suite de l’exemple
Vous aurez tendance à vous sentir coupable de ce qui arrive à votre fille, mais ce qui pourrait être plus constructif serait de vous dire :

« J’ai pris conscience du problème, par le passé j’ai pu commettre des erreurs, mais à présent que puis-je optimiser ? Comment puis-je tenter d’autres solutions que celles que je connais ?… »

Ce qui arrive à votre fille est SON parcours de vie, SA vie n’est pas VOTRE vie, ce qui n’empêche pas pour autant VOTRE remise en question pour ce qui VOUS concerne (certaines choses seront à faire par votre fille, et uniquement par elle !). Le défi de chaque parent c’est de faire de son mieux dans le moment présent, avec ses failles, atouts et limites, et de se remettre en question quand cela bloque. Ce que vous n’arrivez pas encore à faire, ne se confond pas avec votre valeur : vous avez de la valeur, et méritez l’amour des autres même si vous ne réussissez pas tout, vous et vos comportements sont 2 choses différentes.

Il ne s’agit pas ensuite de partir vers l’autre extrême : rabâcher haut et fort être la plus intelligente du monde, la plus organisée tout en gardant un « oeil vif » de surcroît – mais sans y croire un mot évidemment – !

 

Notre cerveau, ce héros

Ce petit conseil est là pour nous rappeler que notre cerveau enregistre tout ce négatif. Notre cerveau peine ensuite à nous inciter à aller vers des situations nouvelles, des gens différents, et vers le bonheur tout simplement, tant ce cerveau est chargé de lourdeurs, de préjugés passés, de freins bien ancrés.

C’est comme regarder un film violent ou dramatique, cela donne moins d’ailes humanistes que de regarder un film comme « Intouchables » : la joie passera par nous si nous émettons de la joie donc si nous nous remplissons de joieS en amont…

Nous avons bien des raisons de ne pas savoir nous aimer, notre enfance, nos rencontres souffrantes …. mais aujourd’hui, un début de changement c’est de ne plus alimenter ces vieilles valises.  Petit à petit ces valises resteront à leur place et notre vie suivra plus le chemin que nous décidons de suivre pour être bien.

Donnons à notre cerveau de l’espoir, du positif, de l’encouragement, il nous le rendra au centuple !

 

LEVONS LE MASQUE…

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2- La 2ème source, c’est d’être heureuse de déplaire.

C’est curieux n’est-ce pas ? vous me voyez venir ? oui !
Déplaire aux uns c’est une chance magique de plaire aux autres
C’est se rapprocher de ce qui nous sommes vraiment.

Au milieu de ce processus :

nourrir l’estime de soi,
être plus bienveillant envers soi,
se respecter en exprimant ses besoins, ses envies,
dire oui ou non avec sincérité,
bref, se positionner pour être au plus près de son bien-être …

C’est se donner une chance de rencontrer des personnes qui nous aimeront vraiment tel que nous sommes . Il y a simplement une réalité collatérale : déplaire à d’ autres. C’est dur au début et puis finalement c’est plus simple : c’est clair au moins, et c’est tellement bon de ne pas faire d’efforts surhumains pour espérer plaire et être aimé. Plaire à tout le monde, la neutralité, la bienséance, tout cela n’attire pas les vrais amis, les vraies histoires humaines.

 

Il suffira d’un signe…

Alors c’est bon signe : déplaire c’est aussi une reconnaissance que nous existons, ce que nous sommes là, et bien là. C’est bien ce que nous voulons non, ne pas être transparente !

Renforcer notre estime est essentiel car cela nous aide à choisir, à décider, à renoncer,et donc garder le fil de notre rêve de vie. Renforcer son estime c’est petit à petit comprendre que nous avons de la valeur, comme tout le monde, que nous sommes légitimes pour réaliser ce qui nous tient à coeur, que personne n’a NOTRE vie entre ses mains.

La vie est courte, vivons ce que nous avons à vivre, tant pis pour ceux à qui cela ne plaît pas. Persévérons pour ceux qui aiment, qui nous aiment, que nous aimons.

Finalement ils sont souvent bien plus nombreux que ceux à qui nous ne plaisons pas…

et Là, enfin quand on renonce à plaire à toute le monde, quand on choisit la vie côté bonheurS, et bien:  les portes s’ouvrent, la voie s’éclaire, la vie nous fait des cadeaux. J’aurais beau l’écrire, c’est une émotion qui se vit dans ses cellules, alors je vous le souhaite du fond du coeur, vivement que vous ne plaisiez pas, et que cela ne vous anéantisse pas ! Vous commencerez ce jour là votre vraie vie, la vie qui est faite rien que pour vous sur mesure, celle qui sera précieuse et inspirante pour ceux qui vous croiseront…

Quelle chance ce sera de vous rencontrer !

A bientôt…

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On a toutes quelque chose en nous de Jeanne et Tess

L’inspiration du jour c’est l’histoire de 2 petites filles, où cela va t-il mener ?  A vrai dire, Je ne le sais pas encore…

 Jeanne est une petite fille, tout ce qu’il y a de plus cocotte.

Autrement dit elle a un  minois d’ange, des grands yeux à l’expression douce et envoûtante, et des petites boucles blondes, mais pas seulement… Ce que l’on remarque en premier c’est son sourire, et comme elle n’oublie jamais de sourire,  cette ouverture d’esprit étonne toujours ! Qu’est-ce qu’elle est souriante, et gentille, un vrai sucre d’orge…

Jeanne a vite compris que pour être aimée, ou reçevoir de l’attention, le sourire, l’obéissance c’est un bon truc. Sinon ça crie, ça prive de dessert, ça veut plus faire le cadeau promis (le « ça » désignant d’abord les parents, mais aussi les proches, ou les adultes enseignants). Jeanne trouve qu’elle est gagnante et cela devient vite très naturel de se conformer aux attentes des autres, elle est trop heureuse de s’entendre dire qu’elle est vraiment bien élevée, qu’elle est cocotte ou gentille. C’est bien un compliment « cocotte » non ?

Cocotte mais…

Plus elle grandit, plus elle remarque quand même qu’ être dans la catégorie des gentilles a quelques inconvénients. Elle passe légèrement inaperçue, voire  les autres profitent de sa gentillesse sans vergogne…  on oublie de l’inviter à un anniversaire, ou on lui demande de garder les cartables pendant que les autres vont à la boulangerie.

Elle a tellement peur de ne plus faire partie du groupe, qu’elle ne dit jamais non, ou stop, et au milieu des autres de son âge, elle vit souvent de petites humiliations ordinaires en silence, les autres ne réalisent même pas qu’elle peut souffrir de cela. Les jours passent et se ressemblent.

Elle reste la chouchoute des adultes, un moindre mal, une source de réconfort, les adultes sont rassurés par cette image d’une enfant douce et gentille, souriante, la génération suivante a encore de l’avenir ! sous-entendu « un bon fond », un zeste d’humanité dans le cœur : pas comme ces jeunes violents, incontrôlables qui font peur…

Vous avez dit ordinaire ?

Elle croit dur comme fer, qu’elle a un effort permanent à faire pour être aimé : son chemin de croix c’est d’être au quotidien agréable, à l’écoute et volontaire. Elle travaille très bien à l’école, et tous les professeurs diront à la réunion parents-profs, « je ne me fais aucun souci pour elle », élève sans histoires… qu’elle continue ! Son travail est toujours bien fait et pertinent mais il n’intéresse personne. Elle est déçue très souvent, son besoin de reconnaissance est insatiable, et la reconnaissance, elle, si rare et fugace…

Jeanne est depuis si longtemps ordinaire, que quand un garçon lui montre un certain intérêt, elle perd tous ses moyens, tout juste si elle peut aligner 2 mots : elle ne sait pas quoi dire pour plaire à ce garçon :
que pourrait-elle bien dire ou faire pour qu’il aime pour la vie ?

Et quand c’est le vrai premier amour, celui des 17 ou 18 ans, alors tout vole en éclat. Elle ne jure que par lui, elle a besoin de lui, elle s’investit corps et âme dans cette relation qui la comble enfin. Adieu école, famille, contraintes, la vie est belle, les rêves inondent sa tête. En amour, c’est elle que l’on abandonne bien sûr, et elle est assez vite oubliée…

Tess est une chipie.

Elle a le regard perçant, l’expression malicieuse. Elle vous regarde dans les yeux, et soutient le regard jusqu’à ce que vous regardiez ailleurs. Elle sourit si elle veut ! Elle sourit quand elle a quelque chose à demander, à obtenir … Elle est irrésistible, vivante, active, une vraie tornade. Une petite pétillante que tout le monde remarque. L’enjeu pour les adultes c’est de se faire aimer de cette petite fille ou juste obtenir un sourire, une faveur, une attention.
A qui va-t-elle donner ses bonnes grâces ?

Tess est une chipie, insupportable pour celui ou celle qui doit lui faire faire quelque chose ou pour celui qui subira ses  desiderata, mais tellement attendrissante et attachante pour qui la regarde vivre et s’amuser. Elle s’autorise tout et obtient tout ce qu’elle désire. Quelle leçon pour les adultes !

Plus elle grandit plus Tess  impose sa loi, son style, ses mots, sa mode à tout ce qui l’entoure, elle donne le ton sans faire d’efforts, c’est comme ça, les gens la suivent, l’imitent, la complimentent pour un rien,  la veulent. Elle souffre aussi à sa façon,  elle a à la fois besoin d’avoir cette aura sur les autres, et en même temps elle est souvent agacée, personne n’est jamais assez parfait à ses yeux. Elle a besoin d’admirer l’autre, mais elle va vouloir aussi s’y confronter à cet autre, se comparer, et gagner, cela entretient une solitude cruelle.

Chipie mais…

Elle est bien entourée d’un harem dévoué, mais elle se sent seule, ne partage rien de vrai avec les autres.  Elle s’ennuie avec elle-même, très vite aussi avec les autres : en amour c’est elle qui quitte, sans détours, pour conquérir d’autres espaces !

Jouer les femmes fortes finit par être lassant, c’est un piège pour Tess, une prison dorée que personne n’arrive finalement à atteindre, alors qu’elle cherche son maître, ou son prince charmant, désespérément. Il lui est tellement naturel d’influencer la vie des autres, de mettre en place des stratégies pour avoir ce qu’elle veut, ou des petites mesquineries, et tout le monde tombe dans le panneau, sans être dupe, mais mieux vaut l’avoir comme amie que comme ennemie…

 

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Tess et Jeanne ont envie d’être aimées comme tout le monde
, et chacune choisit une voie qui lui semble évidente, très tôt dans la vie.  Ce n’est ni bien ou mal, une voie n’est pas mieux qu’une autre, le point commun des 2 voies, est souvent d’aimer là où on ne sera pas aimée : l’amour impossible, ou l’amour de tous  (donc de personne !), le comble quand on a besoin d’amour !

C’est la source d’une souffrance intime profonde, et en même temps c’est la vie,  chacune fait ses expériences pour trouver l’équilibre de la 3ème voie : être soi.

Une fois devenues Femmes, Jeanne et Tess changent, évoluent, s’équilibrent, mais dans quelle mesure ces habitudes d’enfants influent encore sur leurs vies de tous les jours, aujourd’hui ?

Etre soi c’est créer sa vie, bien se connaître et équilibrer sa part féminine et sa part masculine en nous-même : donner et reçevoir, s’écouter et agir, s’accomplir tout en respectant l’autre etc… Ecouter et s’exprimer, il n’y a pas de choix à faire, juste un va et vient permanent, un partage, une communication sereine entre tous nos besoins et envies !

Nous avons toutes en nous quelque chose de Jeanne et Tess, notre chance réside dans le fait de reconnaître ces tendances, nos tendances. Se connaître, se reconnaître c’est se donner une chance de faire autrement, de déjouer nos habitudes et nos croyances pour être plus juste. C’est aussi une chance pour accepter l’autre et l’aimer vraiment, avec son histoire et ses faiblesses, sans les juger :  la rencontre n’en sera que plus belle , profonde et durable.

Soyons lucide sur notre part d’ombre, sur notre histoire et nos points faibles, nous pouvons même nous en amuser, et les regarder comme un terreau fertile pour y planter des choix conscients, et modeler une vie qui a du sens : la liberté d’être soi passe par là, le renouveau aussi.

En commençant cet article, je laissais un peu vagabonder les idées qui se présentaient, sans savoir pourquoi je posais ces mots-là. Finalement je crois que l’idée de fond c’est de dire que la Fatalité n’existe pas.

Nous pouvons évoluer sur nos comportements, habitudes, pensées, certitudes. Autorisons-nous à aller vers l’inconnu, vers ce que nous ne connaissons pas encore, à écrire une nouvelle histoire au présent : la vie est un mouvement, si on le suivait ?…

Si vous avez envie de vous exprimer, de dire comment vous vivez cette quête de la 3ème voie, VOTRE VOIE…

Souvent notre cerveau comprend qu’il peut changer mais est-ce que nous le sentons vraiment, est-ce que nous y croyons vraiment ?

 

Suite au prochain épisode ?
Vos commentaires sont les bienvenus…

 

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ou belle…

Tu as un charme fou !

Un visage aux traits fins, des formes idéales, un style naturel irrésistible : une réalité qui n’est pas donnée à tout le monde, mais à qui il peut manquer l’essentiel : ce charme indéfinissable, cette petite flamme …

Ce charme est de toute beauté, il nous saute aux yeux chez l’autre quand il vit sans savoir qu’on le regarde, quand il vit sans chercher à plaire, que son esprit semble serein, qu’il est lui-même, qu’il fait ce qu’il aime : un livre qu’il lit, une lavande qu’il taille, une poterie qu’il créé.

C’est majestueux le charme ! tellement séduisant, que parfois aussi on en tombe amoureux…

C’est une chose qui m’amuse et me fascine d’aussi loin que je me souvienne : je trouve les gens, certains jours vraiment plein de charme, épatants, et d’autres, absents, ternes, sans que ce soit un jugement négatif, c’est juste une observation et je sais que c’est pareil pour moi aussi !

C’est ce qui m’a donné envie de faire ce métier d’esthéticienne, comprendre et révéler ce qui est beau, inoubliable, chez chacun de nous. Ce charme subtil, quelque soit les traits ou les formes qui nous définissent objectivement.

Le subjectif est tellement puissant. Combien de fois j’ai trouvé transparente une mannequin et magnifique une personne qui n’aurait pas fait la une des magazines, qui n’aurait pas été donnée en modèle.

Comment révéler ce plus, ce supplément d’âme ? Comment laissez s’exprimer cette lumière dans nos yeux, cette source d’attirance, de remarquable…

Bref, que faire les jours où nous sommes superbement moches ? Une idée ?

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Je crois que c’est en remettant de la vie, de l’amour et de la fluidité, dans nos quotidiens ! Terriblement simple, n’est-ce-pas ?… alors par exemple :

1- Se demander si il n’y a pas trop d’écarts entre ce que nous pensons, ce que nous disons, et ce que nous faisons.

La cohérence redonne beaucoup de beauté intérieure !  Alors autant que faire se peut, ne nous mentons pas à nous-même, soit :
– Faisons quelque chose qui nous fait moins penser, si nos pensées tournent au négatif (à nous de trouver quelle activité nous aide le mieux)
– Soit, allons écouter plutôt que de parler, afin de diversifier les sources d’informations avant de se faire son propre avis, voire de changer d’avis … (on peut se taire davantage aussi, tout simplement!)
– Ou encore, arrêtons de « faire pour faire » avant d’avoir à défaire… Qu’est ce qui nous ferait plaisir maintenant ? et faisons de notre mieux pour aller au bout.

2- Faisons un pas vers nos rêves.

Nourrissons l’espoir que c’est possible pour nous (aussi!) d’accomplir de belles choses, que nous avons aussi à poser notre pierre à l’édifice. Nous ne sommes pas, ici et maintenant, là où nous sommes, pour rien, nous sommes un maillon essentiel. A nous d’oser jouer notre rôle, pour sourire intérieurement d’avoir osé et de nous sentir à notre place …

Quelle étape pourrions-nous franchir pour avancer ? Souvent il s’agit d’apprendre quelque chose, alors s’inscrire à un cours peut-être ?

Dans le même temps, et c’est ce qui est compliqué, nous n’avons pas à surjouer notre rôle pour justifier notre existence, la pression que nous nous mettons pour mériter l’amour des autres ou se battre pour prendre sa place est épuisant et ça contribue à nous « mochiser » ( l’action de devenir moche dans le dictionnaire Terrasens…).

Notre place est juste là pour nous, personne ne peut la prendre, ce n’est pas la chaise musicale, alors « cool » nous pouvons aller à notre rythme vers nous, vers notre vie (bon! une vie n’est pas éternelle non plus, alors ne remettons pas trop à demain quand même… – Ah… toujours ce juste équilibre, une notion qui ne nous quitte pas…-

Vous ne rêvez plus ?

Alors petit conseil : prenez un stylo et écrivez ce que vous aimiez faire petit ou petite, les bons souvenirs qui se sont blottis dans votre esprit, ce qui vous faisait vibrer, AVANT…

Ecrivez 1 fois, 2 fois, 3 fois, et petit à petit vos rêves reviendront taper à votre porte, plus vite que vous ne le pensiez …

Ce sera à vous d’ouvrir la porte, de répondre en posant certains actes, en prenant certaines décisions bienfaisantes pour évoluer, grandir et vous épanouir. Les rêves aiment beaucoup se réaliser, les rêves de vie, ceux qui viennent du fond de vous-même…

Ne vous cachez pas derrière, – je rêve de gagner au loto, mais je n’y crois pas évidemment !-,  vous ne rêvez pas vraiment de cela, n’est ce pas ? Il y a autre chose qui vous anime ? qui vous plairait plus que tout ?

Et vous avez de bien meilleures chances de réaliser vos rêves que de gagner au loto, parce que vous avez de magnifiques cartes (et uniques) dans votre jeu pour y arriver !

3- Oser être parfaitement imparfaite, en devenir, en évolution, vulnérable parfois, bref en VIE !

Je crois qu’il est superflu de développer ce dernier point, n’est-ce pas ? … Enfin mais dans un prochain article…

Amusez-vous bien ! (et racontez-nous vos expériences : c’est un si beau cadeau pour aider tout le monde à visualiser que le rêve c’est du réel…)

NB : Je partage avec vous les 5 accords toltèques, si ils sont affichés là où vos yeux se posent souvent, c’est une bonne idée…

  •     Que votre parole soit impeccable.Parlez avec intégrité, ne dites que ce que vous pensez. N’utilisez pas la parole contre vous-même, ni pour médire sur autrui. Utilisez puissance de la parole au service de la vérité et de l’amour.
  •     Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle. Ce que les autres disent et font n’est qu’une projection de leur propre réalité, de leur rêve. Lorsque vous êtes immunisé contre cela, vous n’êtes plus victime de souffrances inutiles.
  •     Ne faites pas de suppositions. Ayez le courage de poser des questions et d’exprimer vos vrais désirs. Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames. A lui seul, cet accord peut transformer complètement votre vie.
  •     Faites toujours de votre mieux. Votre « mieux » change d’instant en instant, quelle que soient les circonstances, faites simplement de votre mieux et vous éviterez de vous juger, de vous culpabiliser et d’avoir des regrets.
  •     Soyez sceptique, mais apprenez à écouter. Ne vous croyez pas vous-mêmes, ni personne d’autre. Utilisez la force du doute pour remettre en question tout ce que vous entendez : est-ce vraiment la vérité? Écoutez l’intention qui sous-entend les mots et vous comprendrez le véritable message.

Don Miguel Ruiz

Crédits phots : aplaceforart.tumblr.com, © lassedesignen – Fotolia.com

Sans montre

Finalement cela a été facile de ne plus mettre de montre, cela fait des années… bon c’est vrai je n’ai pas grand mérite, il y a l’heure partout ou presque. Il n’empêche de ne pas  mettre de montre c’est tout un symbole.

Cela autorise une douce nonchalance, et encourage un certain lâcher prise, de temps en temps. Il y a des moments où l’heure c’est l’heure mais tout le reste du temps, on devine l’heure qu’il est , on n’est pas à 5 min près, jusqu’à oublier aussi l’heure qu’il est, le temps qui passe. Ou alors il s’agit de demander l’heure a quelqu’un qui l’a, de créer le contact.

Ne pas regarder le temps passer, c’est une façon de vivre pleinement ce temps qui passe… de croiser le regard des autres, d’observer la nature, les lieux et les gens, et qui sait ? trouver l’inspiration, l’air de rien…

Nous les curieux : libérons-nous de la  montre, cela nous ouvre à d’autres perceptions !

Sans pantalon

De ce côté là c’est plus délicat… Je me suis longtemps dit que mettre une robe, ou une jupe c’était d’abord montrer mes jambes. Et comme je n’ai pas de belles jambes, c’était une quasi-injure faite aux autres que de les rendre visibles.

Comble du comble, lors du mariage d’un ami, il y a eu avant la pièce montée une série de jeux, dont une séance de déguisements des hommes en femmes, donc en jupe… soit disant pour rire !

Rire à pleine gorge mais un peu jaune pour nous les femmes … car  j’ai pu constater (et je n’étais pas la seule !) que les hommes portent merveilleusement bien la jupe, mon mari en tout premier lieu ! Des jambes harmonieuses, une ligne fine, des mollets fins, des cuisses fines, bref que de finesse, j’étais toute éberluée. Bien sûr il faut un peu d’imagination pour les imaginer sans poils (ou alors de loin, cela devrait faire illusion) et même si je ne suis pas fan de la jupe par ailleurs pour ces messieurs, force était de constater que leurs jambes allaient bien avec la jupe (oops, oui, « le déguisement »!).

Je vous épargne les magazines ou défilés de mode, les catalogues la redoute, les jugements entre filles (sur les autres)… qui ne renforcent pas notre envie de féminiser la tenue ( pourquoi se ridiculiser, n’est-ce pas ?). Petite maline que je suis, j’ai commencé et continue encore à tenter l’expérience avec des jupes et des robes…. longues. C’est mieux, mais ce n’est pas encore tout à fait ça. Alors j’ai tenté les robes et jupes, l’été, à la maison, jusqu’aux genoux, bon d’accord juste en dessous des genoux: maline mais têtue aussi. Finalement je dois vous avouer qu’au fil de jours, il s’est passé ce que je peux appeler une ouverture.

N’ayez pas d’esprits mal placés… je dis ouverture pour imager mon nouvel état d’esprit (rires!)  : A la fois besoin et envie de légèreté, et d’assumer ma féminité.  J’évoque exprès l’hypothèse d’esprits mal placés car en parallèle de cette démarche personnelle et concrète au quotidien d’opter pour la jupe et la robe, je me suis trouvée dans des conférences, discussions ou livres qui évoquaient les blocages au féminin.

Parmi ces blocages, il y a toutes ces mémoires dans nos ADN de femmes : mémoires de viol, de manipulations sexuelles, d’exclusions familiales, de jugements liés à la prostitution (pour rester polie), de diktacts religieux… Que sais-je encore. Toutes ces mémoires dont le film se joue encore tous les jours, ici, aujourd’hui. Quelle femme n’a pas eu peur de cette petite voix en elle qui parfois lui susurre que si elle se met en jupe, elle va attirer, provoquer le sexe opposé.

Dans le même temps, le courant féministe a oeuvré avec passion pour ne plus associer la féminité à une simple jupe, pour libérer la femme de ses rôles préfabriqués, des idées reçues, des carcans. Il y avait tellement besoin d’égaliser les droits, et de sécuriser la femme.

D’un point de vue pratique, le pantalon est aussi une telle évidence ! et judicieusement choisi, terriblement féminin bien sûr.

Entre ces mémoires qui nous assaillent consciemment ou pas, et cette raison qui nous pousse aujourd’hui à lisser les différences entre les hommes et les femmes, j’aime tenter une 3ème voie. Entre la voie de la raison, et la voie de la passion : La voie du coeur probablement.

robe féminine

Cette voie qui permet à une femme de sentir intimement femme, de s’aimer comme femme, d’être fière et désireuse d’être femme, d’être actrice de sa féminité.  J’ai ressenti en choisissant des jupes, des robes, que je vivais une émotion intime et subtile. Cette émotion c’est la conscience d’être une femme, une unité entre nos forces,nos faiblesses, notre passé, notre futur. Au diable, les jugements sur mes jambes: elles sont ainsi aujourd’hui, elles sont moi. En prenant soin de m’habiller à mon goût, de mettre de jolis sous-vêtements, je prends soin de moi, je le fais pour moi, parce que j’ai remarqué, fait l’expérience que si je me sens bien, j’attire plus de bons moments dans ma vie. Je souris donc la vie me sourie. C’est juste ça.

La féminité c’est pour moi, mais aussi depuis la nuit des temps, une posture tout en finesse entre l’accueil bienveillant, l’écoute, l’intuition et le désir d’accomplir une vie riche de sens, de profondeur, d’utilité. C’est tout cela qui rend belle, la beauté naît de cette unité. La jupe et la robe, sont parmi les atouts possibles pour créer du lien entre toutes nos facettes de femme. A chacune de faire ou refaire l’expérience, de persévérer dans le temps, de faire bouger les choses, de les révéler.

Qui va tenter la robe ou jupe tous les jours (ou presque ) ?

Si vous avez envie de partager une anecdote sur vos façons à vous d’assumer votre féminité, ce serait un plaisir de lire vos commentaires…

Belle journée à vous !

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