Des histoires plus personnelles, à raisonnance plus larges, des histoires de femmes, de doutes, de victoires, de messages, d’estime de soi, d’expression de soi !

Petit bateau, au fil de l’eau

A contre-courant

 

Ma maman me disait déjà petite « tu as l’esprit de contradiction »!

Certes ! c’est souvent que je ne disais pas comme elle, mais de ma fenêtre à moi ce n’était pas pour la contrarier, c’était pour lui montrer que d’autres points de vue existent et sont logiques aussi …

Elle me disait aussi « tu ne fais jamais comme tout le monde »!

Certes ! j’aime l’originalité, le rare, le peu fréquenté, l’intimiste, l’exceptionnel …Evidemment j’ai fini par m’apercevoir que pas mal de gens étaient comme moi, ça relativise beaucoup l’originalité ! Evidemment j’ai fini aussi pas trouver que cela isole un peu trop parfois de ne pas vouloir se mêler à la foule.

Heureusement ces moments de solitude et de mélancolie ont aussi attisé une folle curiosité du sens de la vie et cela m’a fait découvrir beaucoup d’autres visions du monde.

Il y a un juste milieu…

Aujourd’hui je fais une différence entre être anti-conformiste par principe : une rébellion systématique, une réaction permanente à une environnement, c’est bien fatiguant et c’est une construction type « chateau de carte », ou « chateau de sable » : au moindre de coup de vent ou coup de stress, tout s’écroule.

Je reste une originale, mais je ne le fais plus exprès ! Quand je suis originale, c’est seulement par moment, quand je le sens, quand c’est naturel et fluide, que rien n’est forcé. Le reste du temps j’accepte de mieux en mieux de faire plein de choses comme tout le monde, par tradition,  par facilité, par plaisir de partager, par envie de découvrir d’autres points de vue, par respect pour les autres, l’essentiel étant d’être claire avec soi sur ses intentions et motivations.

Je n’y suis pas arrivée du jour eu lendemain…. et j’ai encore beaucoup à apprendre. Mais une chose m’a beaucoup aidé : j’ai suivi un stage de psychobiologie quantique et cela avait pour objet de libérer le corps de certaines programmations limitantes, de conscientiser des mécanismes contre-productifs et d’apprendre à vivre la vie de façon proactive et non de subir certains schémas reproductifs sans comprendre pourquoi il nous arrive toujours les mêmes mésaventures.

C’est quoi être proactif ?

Le mot « proactif » vaut le coup d’être précisé car il est vraiment différent de « créatif » ou « réactif » tout en étant de la même famille.

Réactif ?

Dans nos cheminements de vie, on commence souvent en étant réactif à notre environnement. On grandit aussi en se positionnant contre quelque chose (l’adolescence…l’individuation !). Cela se joue souvent avec les amoureux que l’on choisit ou les voies professionnelles. Si notre famille rêve que nous rencontrions un avocat, nos allons complètement par hasard, tomber amoureuse d’un artiste. Ma famille me voyait bien professeur d’histoire, en réaction j’ai arrêté mes études pour devenir esthéticienne….

Créatif ?

Une fois esthéticienne, j’ai laissé libre-cours à ma créativité. Je me suis lancée à mon compte pour être libre de réaliser les projets auxquels je croyais, et pour construire mon bonheur. Je sentais tout ce qu’il manquait  mes yeux dans cette activité : j’ai proposé une offre basée sur l’attention portée aux clients, les cosmétiques naturels (nous étions en 2001), les soins venus d’ailleurs, des techniques plus pointues sur le soin de soi….

Bref, j’ai appris de nouvelles techniques de soins et tenté beaucoup de choses. Plus j’avançais, mieux je voyais ce qui manquait, plus je créais ce qui allait combler ce manque. Cela a fini par faire beaucoup de créations, mais aussi un épuisement certain ! et finalement la sensation de s’acharner à remplir un puits sans fond. Plus je cherchais le bonheur et la perfection, plus ils m’échappaient, ou plus précisément ils avaient toujours une longueur d’avance sur moi….

La créativité c’est magnifique en soi, mais tout dépend ce qui motive cette créativité. Quand j’ai compris que ma créativité était dopée par mes propres manques ou failles, ça m’a fichu un sacré coup. J’ai compris que courir après le bonheur et être heureuse était 2 choses bien différentes.

La créativité peut sembler flamboyante et faire illusion à travers beaucoup d’actions (le syndrome du moulin à vent…), mais cette créativité qui répond à un manque initial est limitée si nous restons dans le mental, si nous voulons tout maitriser et y arriver par la seule volonté (et seul(e) tant qu’à faire !). Elle est limitée si nos motivations sont en fait des peurs, des croyances limitantes, des frustrations, des envies de revanche sur la vie…

Cette créativité est produite par notre EGO en somme. Cette créativité croit que le graal du bonheur est hors de soi, qu’il est à chercher inlassablement, à découvrir à force de courage.

Exemple Je veux ouvrir un institut, je me bagarre pour y arriver, pour convaincre les gens, les amener là où je veux aller, je déploie 3 milliards d’idée pour avancer dans ce projet. Je peux y arriver à ouvrir mon institut mais combien de temps vais-je avoir une telle énergie pour mener ma barque ?

Déployer des trésors d’ingéniosité pour nager à contre-courant, cela marche un temps mais à un moment…. Nager à contre-courant et lutter, c’est déjà THE signe que notre mental, notre égo mènent la barque : ce ne sont pas vraiment nos aspirations profondes qui guident notre créativité. Ce sont plutôt nos peurs qui dominent et régissent habilement en coulisses : la peur de manquer, la peau d’échouer, la peur d’être abandonné, la peur d’être trahi, la peur de perdre, la peur de mourrir ou la culpabilité ….

C’est fou ce qu’on peut imaginer comme stratégies de survie quand la peur ou la culpabilité nous tenaillent, c’est fou comme on trouve évident de lutter pour exister, pour gagner sa vie, pour être aimé.

Idéalement il s’agit de réaliser quelles peurs et croyances nous animent avant que la vie nous l’apprenne à nos dépends : le burn out, le craquage, la dépression, c’est le moment où le corps, l’âme, l’esprit en ont tellement marre de nager à contre-courant, que tout lâche pour se laisser totalement emporter par le courant, comme une branche morte : le tourbillon de la perdition… advienne que pourra !

Proactif ?

Etre proactif, c’est le stade d’après bien souvent (certains y arrivent de suite, mais pas tout le monde ! D’autres ne regarderont jamais de ce côté-là)…. C’est une créativité décuplée et ultra ciblée, des motivations positives, et surtout, nous faisons équipe avec la vie, avec les lois de la vie, avec l’univers, avec Dieu, avec la nature, avec notre âme, avec cette conscience supérieure invisible, appelez-cela comme vous voulez.

Quelqu’un de proactif écoute, observe, sent, pose une action seulement si cela lui fait plaisir, et fait confiance à la réponse envoyée par la vie. Le proactif fait confiance à ce qui est fluide, accepte de ne pas y aller quand une situation est complexe, quand il ne le sent pas (et même si cela semble merveilleux aux yeux des autres…)

Exemple Si vous voulez un RDV avec quelqu’un mais que vous n’y arrivez pas, que vous tombez tout le temps sur vos répondeurs respectifs, il semble que ce ne soit pas le moment…. que la vie vous économise de perdre votre temps si ce n’est pas la bonne personne à voir en ce moment ! Ca marche aussi si vous cherchez une maison, un travail, et que c’est galère !

Etre proactif c’est s’économiser, en ne faisant que ce qui est juste et agréable pour nous. C’est être malin et agir avec précision et parcimonie (loi de la nature par excellence…) pour arriver  à destination de la meilleure façon pour soi.

Etre proactif, c’est le choix du roi, la joie avant tout. C’est la joie qui est le chemin le plus court entre nous et notre âme, c’est elle notre boussole pour réaliser nos aspirations.

Pas de joie, alors ce n’est pas pour moi !

Etre proactif c’est avoir conscience en permanence que la vie nous offrira plus que ce que nous pouvons imaginer tout seul dans nos têtes. Etre proactif c’est être bien ici et maintenant quoiqu’il arrive en dehors, c’est profiter de la vie ici et maintenant, c’est s’émerveiller comme un enfant devant le scintillement des étoiles filantes.

Vu comme cela certains pourraient trouver que c’est super opportuniste, égoïste, superficiel, passif. C’est tellement tout l’inverse.

 

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La simplicité comme leitmotiv

Etre proactif c’est laisser la place en soi pour nos désirs les plus profonds (ceux de notre âme en fait !), c’est y croire assez pour les exprimer et c’est avoir assez d’amour pour soi pour les réaliser. C’est le plaisir que nous avons à faire les choses qui nous permet d’aller au bout de leur réalisation. Ne faire que les choses qui nous font plaisir, c’est une vraie sagesse, une voie royale pour vivre une vie passionnante et pour vivre des moments forts avec les autres.

Quand vous avez du plaisir à faire les choses, et c’est même plutôt la joie le mot juste, cela ne nuit à personne, au contraire cela vous attire les personnes qui ont envie de le faire avec vous, cela attire des opportunités qui dépassent vos espérances, cela peut retourner une situation qui aurait pu sembler desespérée. Voilà tout.

Etre proactif c’est aimer sa liberté et accepter que les autres aiment tout autant la leur, chacun doit respecter les choix de l’autre… Cela nous rapproche « dangereusement » de l’amour inconditionnel tout ça.

Sommes-nous prêts à la simplicité ?

Vous imaginez comme il faut apaiser ses blessures de vie pour aspirer à cela. Etudier le sens de la vie devient essentiel, l’enjeu est de se connaître, de décrypter nos intuitions, les messages du corps, les signes extérieurs qui nous sont envoyés en permanence. La clé est d’avoir une confiance immense (la foi !), de savoir distinguer nos peurs de nos vraies aspirations. La priorité est de définir ses réelles motivations et ses valeurs de vie, et de faire la différence dans son corps entre le plaisir et la joie justement.

Vous imaginez comme c’est compliqué en famille, ou avec les autres gens qu’on aime, tant les émotions, les attachements, les histoires et secrets du passé, perturbent tous les signaux intérieurs et extérieurs …

Combien de temps mettrons-nous à comprendre que la vie c’est simple, que si nous nous écoutons bien :  les choses, les rêves, les relations avec les autres sont simples et faciles. Nous sommes si peu habitués à ce que ce soit facile, que l’on peine à y croire.

Etre proactif c’est avoir compris que nous sommes un aimant, et c’est apprendre à s’en servir pour attirer plutôt ce qui nous plaît. Par défaut notre aimant attire tout ce qui fait écho à notre histoire, à nos peurs, à nos croyances, à nos frustrations. En apprenant à jouer avec, il attire ce qui nous fera grandir, il ouvre en grand nos perspectives, il exalte nos sensations … La physique quantique c’est ni plus ni moins que cela. Nous influencons la matière autant qu’elle nous influence, nous interagissons avec tout.

L’ivresse du possible

Cela vous fait peut-être cela à vous aussi : quand on mesure l’étendue des possibles, cela donne le vertige. Pourquoi le découvre t-on au fur et à mesure, pourquoi tout le monde ne le sait pas, pourquoi nous n’apprenons pas l’école ce que c’est « être proactif ». Cela fait peur aussi en fait, ou c’est décourageant, on peut se dire que cela fait trop de choses à accomplir, à régler, à regarder en face, que tant pis on en reste là.

Cela remue trop de choses en nous, c’est parfois insupportable d’imaginer que nous pourrions changer notre vie, vivre d’autres choses, que nous connaissons si peu de choses de nos potentiels. C’est comme apprendre soudain l’adresse de notre bonheur mais ne pas avoir de GPS, tout en croyant que ce GPS nous est indispensable pour y aller, comment fait-on concrètement ?

Le plus difficile je trouve c’est d’aller au bout de ses intuitions. Oser dire non quand on sent que l’envie n’y est pas, que la joie n’y est pas, et oser l’assumer en société… De mon côté, je sens de mieux en mieux les choses mais je tatonne encore pour les assumer. La vie ne manque pas de me faire rencontrer le mur dans ces cas-là… J’ai une histoire très forte avec les murs !

Pour avancer, j’ai suivi un stage de psychobiologie quantique*, j’ai lu sur ce sujet de la physique quantique appliquée à notre quotidien, j’ai regardé la technique du Ho’oponopono, j’ai appris l’énnéagramme* et je pratique le plus possible l’effet miroir en échangeant avec d’autres sur le sujet, je joue à la remise en question …… Si la question vous taraude, vous trouverez aussi la personne ou l’information qui sera idéale pour vous, soyez-en sûre.

INFO PRATIQUE

* Stage de Psychobiologie quantique : Pascale de Gail Athis vient en Bretagne animer ce stage !
(à partir du 4 février, 1 fois par mois, 5 jours en tout, à ETEL dans le morbihan), et le propose à Paris régulièrement.
Voici son site pour celles et ceux qui sont curieux d’en savoir plus et pour s’incrire : Masterclass quantique

*Voici la formation d’énnéagramme que j’ai suivi, avec Daniel Morel : Institut de formation
Et une vidéo de lui signée Joanna Quélen : Daniel Morel

Suivez le cap

C’est tellement plus reposant de ne pas lutter au quotidien, d’accepter quand les choses ne se font pas avec certaines personnes, d’accepter ce qui est, de nous accepter comme nous sommes.
C’est tellement passionnant d’imaginer mieux, plus grand et de jouer avec la vie, c’est surprenant, mais exaltant.

La vie ce n’est ni de nager à contre-courant (ou alors pendant 1 heure pour se muscler…en tant que sport !), ni d’être emporté par le courant ou les vagues à tout va sans rien pouvoir y faire. La vie c’est apprendre à surfer sur la vague, à jouer avec le vent pour faire avancer sa barque, son bateau, son paquebot là où nous avons envie d’aller….

Une vie exaltante et sereine vous attend.

 

 

Crédit photo : Fotolia

Exister, c’est insister

Ce n’est pas un divorce

Aujourd’hui je fête mes 36 ans, mais pas seulement. Je célèbre aussi la renaissance de mon identité. Je remets sur le devant de la scène mon nom de naissance, mon nom de jeune fille, mon nom tout court. « Le hasard » a voulu que je naisse dans la famille Le Frapper, je m’appelle Elise Le Frapper, c’est mon nom.

J’ai crée mon entreprise il y a 15 ans, j’avais tout juste 21 ans, ce qui me passionnait déjà c’est l’épanouissement des femmes : le goût de prendre soin de soi, l’encouragement à nourrir l’estime de soi, l’éveil à l’expression de ses talents, la conscience de contribuer au monde en inspirant la beauté et la créativité et l’envie d’être en harmonie avec soi, les autres et la planète. C’est une recherche qui m’accompagne encore et toujours parce que je suis entrepreneure pour apprendre l’authenticité d’être soi.

J’ai fondé une famille en 2007 et je suis devenue maman de 2 petits bouts de femme. Il m’a semblé naturel à ce moment là de devenir Elise Le Pallabre, de former une famille Le Pallabre en m’alliant à mon mari. Je suis toujours heureuse de ce point de vu là.

J’ai réalisé tout au long de cette année 2015 que j’avais consacré depuis lors beaucoup d’énergie à être une mère de famille, une maman qui assure sur tous les plans. Je croyais que de passer du temps avec ma famille était primordial, même si j’avais en tête une idée, un impératif pour mon entreprise, et quitte finalement à mettre au ralenti mon entreprise. J’avais entendu bien sûr toutes ces notions : offrir un temps de qualité à ses enfants, être vraiment présente plutôt que physiquement présente, bien séparer le temps familial et le temps pour l’entreprise. Mais mes cellules, elles,  n’entendaient pas aussi bien que mes oreilles. Force est de constater que je fais toujours des noeuds avec ces notions quand il s’agit de passer à la pratique.

J’ai réalisé surtout que pour faire de moins en moins de noeuds, la meilleure ressource que j’avais c’était d’être moi. Quand je suis ma 1ère idée, que je décrypte mieux mes besoins en tant que femme, maman, et entrepreneure, que je m’écoute mieux jour après jour, ce qui me fait du bien, ce qui me motive, et bien l’harmonie familiale se fait plus naturellement. Chaque fois que je ne suis pas au clair avec ce qui est important pour moi, mon agacement ne peut se cacher bien loin, et tout le monde le ressent, tout le monde s’énerve à la maison, tout va de travers …

Au final, quand je m’autorise à créer au moment où l’inspiration est là, quand je dis oui ou non clairement quand je les pense, tout s’harmonise bien mieux.

C’est juste moi

C’est quand je suis Elise Le Frapper que je suis le mieux connectée à mon énergie, vraie, juste, évidente. C’est quand je suis Elise Le Frapper que je me sens entière et vivante : héritière de mes ancêtres, créatrice d’une famille nouvelle et inventeure de mon évolution personnelle au sein de ce contexte.

Elise Le Frapper se sentait oubliée dans le nouveau schéma d’Elise Le Pallabre. Ce nom n’est pas toujours simple à porter, il pouvait être facile de l’oublier, de le mettre de côté. Mais c’était sans compter sur le poids des mots, le sens de toute chose, l’incidence du détail, de l’invisible, la force de l’énergie. Le Frapper c’est aussi une histoire qui me vient de mon père et d’une famille de battants. Une famille qui exprime de la détermination et de la puissance à aller au bout de ses rêves. Je n’ai pas toujours été en harmonie avec mon père, je n’ai pas toujours été en harmonie avec l’énergie de ma famille paternelle : j’avais la croyance qu’être un battant ce n’est pas suffisamment avoir conscience du tout, de l’autre, c’est avancer sans se retourner, sans regarder autour, sans s’émouvoir, c’est « tracer »son sillon sans vaciller.

Mais aujourd’hui j’ai pris conscience de la facette précieuse de cet héritage et qu’il n’y a pas lieu de juger, juste de l’accepter et de décider que moi  je souhaite ajouter à cette formidable énergie de concrétisation, le sens et  l’éthique que je souhaite y ajouter. C’est une partie de moi mais que je refusais, que je niais, mais qui s’exprimait cependant, maladroitement, par surprise, par auto-sabotage, par malaises, faisant échouer toutes mes bonnes intentions.

Par exemple, j’ai pu concevoir de beaux projets, avec une conscience aigüe du bien-être que cela allait apporter aux autres, mais en oubliant de poser des actions qui auraient pu le faire savoir ou en omettant de me rémunérer pour que je puisse avoir de quoi mener l’aventure sur la durée… Cela arrive quand on croit que la puissance, l’énergie qui fait déplacer des montagnes, se fait forcément au détriment de quelqu’un. C’est compliqué quand on sent cette puissance, cette force de vie en soi, mais qu’on croit qu’elle sera mauvaise si on l’exprime…

C’est nettement plus confortable quand on se dit que c’est une partie de moi, telle une carte dans mon jeu, et que je suis libre, grâce à mes apprentissages et à mes expériences, de jouer cette carte d’une façon créative, et orientée selon mes valeurs. C’est une évidence à présent plus ancrée en moi qu’une bonne idée a besoin d’une action juste et précise pour se concrétiser dans le réel, de persévérance aussi, de puissance et d’un cap clair. J’ai saisi que le sens de l’action, et l’action qui a du sens faisait finalement bon ménage…

Le nom  n’est pas rien

Je ne veux pas tourner cette discussion, en une discussion simpliste qui dirait « gardez votre nom de jeune de fille, pour être vous-même ». Cela ne peut pas être aussi simple. Je parle juste pour moi et je partage mon expérience d’entrepreneure, ou comment mieux se connaître et poser des actions en cohérence avec ce que nous apprenons de nous, me semble essentiel.  Ce qui m’importe c’est d’explorer ce qui m’aide à vivre dans la fluidité et l’amour tout simplement.

Je ressens simplement que ma cohérence à moi c’est de vivre en étant le plus possible moi-même, en osant être qui je suis aux yeux du monde, en montrant à mes filles une maman qui fait des expériences pour vivre une vie vraie et heureuse. Je crois que c’est ainsi que ma vie prend tout son sens. Accepter qui je suis  est un défi quotidien, assumer mon nom est un bon exercice qui se rappelle à moi, au quotidien justement…

Je n’ai pas toujours su comment assumer d’avoir une énergie douce parfois, percutante d’autres fois. Aujourd’hui, je débute le premier jour du reste de ma vie où je suis moi, multi-facettes, multi-dimentionnelle, attentive et surprenante à la fois, avec des valeurs et une fougue inattendue aussi. Mettre des ET dans ma vie, plutôt que des OU, de plus en plus jour après jour.

Notre force à toutes (et à tous) c’est de s’autoriser à être tout cela, à créer, à être l’artiste de notre existence, à suivre nos intuitions, ces messages de l’âme qui font que nous sommes au bon endroit au bon moment, toujours, pour notre plus grand bien.

Le nom n’est pas tout

Je travaille en coulisses à la mise en ligne d’un site pour présenter une prestation nouvelle et complémentaire, que je vais proposer en tant que créatrice, à l’attention de créateurs et de créatrices. Au moment de trouver le nom de cette prestation, c’était une évidence que mon nom de naissance était le choix naturel, je n’allais pas chercher une marque x ou y pour me définir.  Je suis heureuse d’aligner aujourd’hui mes questionnements de ces derniers mois avec cette décision d’exister comme entrepreneure et comme créatrice avec mon nom Elise Le Frapper, d’être concrète moi aussi alors même que j’accompagne des femmes à exprimer qui elles sont.

Comme il y a 4 ans lors de mon dernier grand choix professionnel, je me suis faite aidée par Céline Boura en coulisses (l’agence le luxe d’être soi) pour révéler l’évidence, et oser aller au bout de ma création… Merci infiniment Céline pour ta clairvoyance magnifique, ta justesse.

Exister c’est insister…

J’ai choisi ce titre d’article en regardant Catherine Frot parler de son rôle du moment : Marguerite. Catherine Frot me touche beaucoup, notamment dans ses rôles de femme innocentes, naïves qui en les connaissant mieux, s’avèrent majestueuses et inoubliables de talent !
Dans ce rôle de cantatrice qui chante faux, Marguerite va au bout de ses rêves, parle avec son coeur, et les portes s’ouvrent devant tant d’authenticité…

Je continue ainsi ma route d’entrepreneure, je vous montre tout bientôt ce que je vais vous proposer sous « mon nom d’artiste » …
En attendant je vous souhaite d’explorer tous vos trésors, d’exprimer qui vous êtes, de créer ce monde plus beau ici et là, autour de vous.

Elise Le Frapper (qui se prononce d’ailleurs Le Frappère, je sens que je vais recommencer aussi à corriger sans cesse la prononciation…. ça me rappelle le temps jadis !)

 

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Crédit photo : fotolia.

C’est dur le vélo !

TEDx de l’intérieur

Je n’avais pas imaginé en rejoignant l’équipe organisatrice du 1er TEdx de Lorient, que cela allait me mener au vélo…

Autant les conférences TED m’ont émue, inspirée et motivée, alors contribuer à les faire exister à Lorient, c’était une évidence, une grande joie, et j’y suis allée avec le sourire. Autant le vélo… je ne l’ai pas vu arriver, et là je le regarde « comme une poule devant un couteau » comme dirait ma grand-mère !

J’ai fait partie de la commission orateurs, la commission chargée d’accompagner les futurs orateurs à se dépasser pour proposer une conférence avec toute l’énergie du modèle TED. Quand la question s’est posée de savoir si quelqu’un avait un lien avec la prison, j’ai levé le doigt en disant que j’avais donné des cours à la prison de Ploemeur pendant mes études, via le GENEPI.

Un autre que je ne connaissais pas encore, Thierry Noëllec, médiateur des conflits dans la vie, s’est manifesté aussi pour dire qu’accompagner le directeur du centre pénitentiaire de Ploemeur, pressenti pour une conférence, cela l’intéressait bien. Nous voilà officialisés tous les deux pour trouver une façon d’annoncer à Jean-Paul Chapu que nous le verrions bien sur scène le 4 juillet 2015. Il nous a fallu 3 mois pour réussir à le rencontrer, une persévérance qui va mener plus loin que prévu.

Au détour d’un défi

Jean-Paul Chapu c’est un homme étonnant avec un parcours …. étonnant. Il a le sport dans la peau, il manage grâce au sport (le vélo!), il libère les potentiels grâce au sport, il réinsère grâce au sport, il re-socialise grâce au sport. Concrètement cela donne l’organisation d’évènements « étonnants » : marathons et de Tours de France cyclistes avec et pour les détenus (via son activité professionnelle), avec et pour les handicapés (via son association « Osons les défis »): des étapes de montagne, de nuit, des jours durant, des défis très difficiles de prime à bord, impossibles aux yeux du plus grand nombre et qui finalement s’avèrent possibles à force de courage, d’entraînements, d’entraide.

Au fil de nos rencontres, de nos séances de préparation pour le Jour J du 1er tedx Lorient, j’ai apprécié de plus en plus le fait de l’aider à se dépasser sur ce nouveau défi, mais j’ai senti également une vive douleur se raviver. Aïe, j’ai moi aussi dans une autre vie fait du sport, beaucoup de sport, et je ne suis pas arrivée au même résultat…

Quand l’élève est prêt, les maîtres apparaissent…

Le sport rime pour moi avec douleur infinie.  A 10 ans, j’ai fait connaissance avec le harcèlement scolaire, ce harcèlement injuste, violent et répétitif qui détruit les illusions et toute raison de vivre, qui insécurise terriblement. Les amis d’hier sont devenus ma pire terreur, des élèves inconnus aussi. Pourquoi me direz-vous ? Juste parce que j’habitais dans le collège que j’allais désormais fréquenter comme élève, j’y habitais parce que mes parents y travaillaient, et j’étais bonne élève, c’était sûrement une situation intolérable et injuste pour d’autres, situation à laquelle je ne pouvais pourtant pas grand chose.

Mon cerveau a alors filtré tout le brouhaha extérieur, j’ai d’abord essayé d’analyser, de comprendre ce qui se passait, d’imaginer avec la peur au ventre, ce qui allait se passer pour peut-être mieux m’y préparer. J’ai tant pleuré.  J’ai aussi assez vite chercher à savoir ce que je pouvais faire pour conquérir le respect des autres.

 

Portrait-Elise-Rennes-

J’ai alors sauté dans le train du sport qui passait par là, le collège avait une classe inspirée du sport-étude. J’ai fait du sport, beaucoup de sport. Pas qu’à l’école, en activité extra-scolaire aussi. De la natation, du tennis, du hand-ball, de l’athlétisme, du volley-ball, des entraînements, des compétitions, des entraînements, des compétions… Au fil des réussites, j’avais l’impression de regagner un peu de respect, un peu.

Je n’ai jamais « aperçu » la moindre endorphine par contre, aucun plaisir, aucun bien-être à avoir parcouru ces kms à la nage, ces terrains dans tous les sens. J’ai retenu 2 choses à l’époque, 2 leçons de survie en apparence, 2 recettes empoisonnées en réalité : « Sois parfaite » et « Sois forte ». A ces conditions là, je croyais que j’aurais peut-être une chance d’avoir de nouveau des amis.

Pendant toutes ces années, j’étais dans l’équipe qui était de toutes les compétitions, j’étais 1ère de ma classe, mais aussi déléguée de classe. Histoire d’être jolie aussi,  j’ai accepté moultes traitements difficiles et continus contre l’acné, des appareils de torture pour redresser mes dents. J’avais même réussi à construire un personnage assez drôle, je les faisais rire assez souvent, mes « amis ». Ce n’était malgré tout pas assez pour être aimée, pour appartenir au groupe, je jouais à l’équilibriste à la lisière du groupe, sans cesse menacée d’être sortie du jeu.

J’ai 19 ans, j’ai tenu comme cela pendant toute ma scolarité et puis Boom ! C’est d’abord mon cœur qui a fait boom, puis mon corps a fait boom. Je suis tombée amoureuse, comme plusieurs fois déjà, mais cette fois c’était réciproque. Comment ? Est-ce qu’un autre être humain autre que mon père ou ma mère pouvait m’aimer ? pour de vrai ? Oui !
J’ai alors tout lâché, absolument tout, en un clin d’oeil. Le Sport, les études, la discipline, la docilité, j’ai changé de vie.

Fortissimo

J’ai grossi. Beaucoup. Mes souffrances d’enfant et d’adolescente, je n’ai su que les recouvrir de kilos façon guimauve, de douceur absolue, de chocolat tendre et sucré, jusqu’à aujourd’hui.
Rien que d’écrire ces mots, je ressens les douleurs que j’ai voulu oublier.
Perdre ces kilos, ce serait  risquer de souffrir à nouveau.

Je ne peux pas encore perçevoir que perdre cette immensité de kilos ce serait plutôt gagner en légèreté, ce serait d’ être en capacité d’avancer avec fluidité, ce serait même me sauver la vie. Je suis forte aujourd’hui, très forte même, sacrément forte : mon cerveau n’a pas fait dans le second degré, et je suis encore emprisonnée dans cette croyance construite depuis mon enfance « Sois forte ».

Ces dernières années, je me suis plus concentrée sur l’injonction « Sois parfaite », j’ai clairement évolué sur l’idée que je ne voulais plus être parfaite, que je voulais être moi. J’ai appris l’estime de soi, la connaissance de soi, la bienveillance, j’ai appris à découvrir qui je suis, mes talents et mes envies. J’ai simplement gardé du passé l’exigence de qualité, la persévérance, le besoin d’intensité et finalement l’humour aussi, c’était bien moi …. Et c’est loin d’être fini. J’apprends toujours.

Le moment doit être venu de cesser aussi de vouloir être forte. Faussement forte. Pour quoi forte ?

Alors quand j’ai entendu Jean-Paul raconter les défis qu’il a relevés grâce au sport, auprès de personnes qui ont des parcours très difficiles, j’ai surtout entendu que ces personnes ont réussi à s’en sortir parce qu’elles ont acceptées de faire face à leurs faiblesses, à leurs douleurs, à leurs insuffisances du moment, c’est en leur faisant face qu’elles ont disparu, qu’elles se sont transformés en forces, en confiance, en atouts. Ces personnes ne sont pas non plus restées seules, le groupe les a aidées.

J’ai réussi à dénicher un vélo d’appartement abandonné. Je crois qu’il y en a beaucoup en fait… Mon mari l’a gentiment installé dans notre chambre avec une vue imprenable sur notre lit, seul endroit libre dans notre maison en travaux pour le moment ! Comme la torture ce n’est plus pour moi, je vais quand même lui trouver une autre place…. Pédaler avec vue sur un lit douillet, le comble !

En attendant, je suis montée déjà dessus plusieurs fois. J’ai mal aux fesses, aux genoux, je suis essoufflée et je m’impatiente (grave !). Comme dirait Coluche « C’est dur le vélo ! » Mais quelque chose a changé. Je le fais pour moi, je le fais doucement, patiemment, comme je peux. Bien sûr je m’étais dit au départ : je dois faire 45 min chaque jour. C’est le minimum, en dessous de 45 min, on ne brûle aucune graisse ! Alors quitte à souffrir…

Jean Paul Chapu m’a conseillé de faire déjà 20 min 3 fois par semaine. D’y aller doucement. Alors au diable les graisses à brûler, de toute façon je ne tenais pas…
20 min, 3 fois par semaine, cela me va mieux, ce serait déjà merveilleux d’y arriver. Mes 2 filles m’encouragent, elles tiennent le chronomètre, c’est follement émouvant.

Ensemble c’est mieux

Le 4 juillet, c’est le final, la journée TEDx Lorient, la 1ère édition. J’ai vécu une journée magnifique. Les orateurs étaient beaux, profonds et drôles, et toute l’équipe organisatrice était heureuse et enjouée. Un moment à part.

J’ai renoué avec l’idée que les grands moments, cela se prépare, ils sont précédés de stress, de peurs, de difficultés, mais la récompense est là ! J’ai renoué avec l’idée du collectif : ensemble, les gens peuvent aussi générer de très belles choses : si la bienveillance et le partage sont là, les émotions et le bonheur sont juste puissamment amplifiés !

Je vais choisir de rejoindre un groupe, histoire de garder le cap de l’énergie qui me porte aujourd’hui. Je tiens à me donner toutes les chances de continuer le vélo, y trouver du plaisir, y dépasser mes limites. Peut-être l’association Osons les défis justement.

Je sais aujourd’hui que j’ai des talents singuliers, comme tout à chacun, et je goûte encore, et depuis 15 ans maintenant, au bonheur de les partager, de contribuer à l’épanouissement des autres : cela me rend clairement heureuse d’aider les autres. Cela n’a été possible qu’en passant par les étapes :  apprendre à se ressourcer, à prendre soin de moi, apprendre aussi à cocréer avec les autres en toute confiance. Ces étapes sans doute incontournables pour avoir le ressort de dépasser des moments plus douloureux, plus enfouis de ma vie.

Peu à peu j’accepte l’idée de reçevoir des encouragements et de bénéficier des talents des autres pour regarder ces parties de moi que je n’ai pas encore explorées, pour continuer à apprendre que derrière mes peurs peuvent émerger du beau, et tant de chouettes surprises que je n’imagine pas encore. J’apprends à être aidée à mon tour. Cela me rappelle la conférence de Brene Brown, magnifique conférence sur le pouvoir de la vulnérabilité.

Merci infiniment à Michel, mon mari, qui m’a libérée. Nous regardons toujours aujourd’hui dans la même direction, l’un aide l’autre à évoluer du mieux qu’il le peut.

Merci infiniment à Jean-Paul, qui a sans le savoir réveillé en moi un vélo qui sommeillait. Je ne le savais pas non plus… c’est ça qui est beau.

Avec Humour…

PS : Je viens de réaliser que j’avais parsemé déjà plusieurs images de vélo, de bicyclettes dans mon univers Heuliad. Tout est écrit, c’est sans doute vrai.

Liens pour aller plus loin !

Voici la vidéo Tedx de Jean-Paul Chapu, et sur le site de Tedx Lorient ci-dessous, vous allez découvrir les autres magnifiques orateurs de la 1ère édition TEDx Lorient.
Conseil : Ecoutez les conférences en finissant par l’intervention de Morgan Mansouri… Je ne vous dis rien d’autre !

Rendez leur visite !

TEDx LORIENT

Association OSONS LES DEFIS

Thierry Noëllec, MEDIATEUR des conflits

Le GENEPI

Tedx Lorient - Osons les défis - Coaching

Une petite chanson ?

 

Crédits photo : Fotolia

Ma joyeuse contribution

Ajout du 22/11/2015

Malheureusement depuis l’écriture de cet article, le magazine happylab n’est plus en ligne, alors ces articles dont je parle cidessous sont perdus dans les méandres du net… dommage.

Happylab

C’est un grand bonheur pour moi de vous annoncer que je suis à présent contributrice au Web-magazine HAPPYLAB, le magazine de l’association HAPPYLAB qui a l’ambition de faire monter la France sur le podium  des pays les plus heureux du monde ! Il y a du travail me direz-vous mais cela vaut le coup de participer… un pas de plus est un pas de plus !

Article 1

Cette semaine je vous présente mon article sur le cerveau…une expérience que je fais actuellement.

Bref je change de cerveau

Article 2

Dans celui-ci, je vous raconte mon échange avec Yves Bonis, un entrepreneur qui décoiffe, qui réveille, qui saisit l’essentiel ! Une belle inspiration….

C’est quand le bonheur ?

Article 3

Dans celui-là, je partage l’émerveillement de Vanina Gallo pour la vie, les mythes grecs et les clefs que nous avons à portée de main pour s’ouvrir au bonheur !

Le bonheur est dans le mythe

Belle lecture à vous !
Je reste à l’écoute pour toute question…
Elise LP

brain

article Elise Le Pallabre – Happylab – bref je change de cerveau

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