Ce sont les actualités de Heuliad, ce qui se passe sur le moment présent !
Des nouveautés ou des évènements, des rebondissements…

ON THE ROAD AGAIN

Comme souvent quand je prends la route, je vis ce temps de trajet comme une parenthèse de liberté.
Je m’assieds au volant, je pose mon sac sur le siège passager, je saisis mes lunettes de soleil et j’allume la radio.

HIGHWAY TO HELL d’ACDC me hurle dans les oreilles, j’ai tendance à monter le son quand ça me plait mais ça surprend quand on rallume le lendemain…
Une fois la surprise passée pour mes tympans, un sursaut de vie me traverse de part en part.
Cette chanson déchire quand même, chaque cellule du corps semble vibrer comme une armée au pas, la main sur le coeur en regardant l’horizon immense.

Si une once de découragement se diffuse dans votre quotidien, cette chanson réveille comme personne.
Me voilà partie vers mon destin, Gâvres comme ligne de mire !

Une fois la chanson finie, la tension redescend quelque peu, ma conscience d’avoir un destin à accomplir aussi, mais wouah, c’était une échappée intérieure fugace mais fougueuse  !
J’avais fermé les fenêtres, monter le son pour respirer pleinement toutes les notes de musique.
Dans le quartier, on doit se demander ce que j’écoute si fort alors que je suis sage comme une image par ailleurs, côté look et comme voisine aussi !

Heureusement une fois lancée sur l’isthme qui mène à Gâvres, le voisinage n’est pas ce qu’on peut appeler « un sujet de préoccupation ».

Un sketch prend alors le relais d’ACDC, oui parce que j’écoute RIRE et CHANSONS bien souvent, histoire d’avoir mon quota d’humour aussi tous les jours. On ne se moque pas s’il vous plaît, je ne fume pas, je ne bois pas, j’écoute Rire et Chansons (avec du chocolat trop souvent aussi !) !
Vous vous en remettrez ? sûr ?

VOUS AVEZ UN NOUVEAU SMS

Mon esprit vagabonde et allez savoir pourquoi je pense au SMS que m’a envoyé une amie quelques jours auparavant.
J’avais essayé de la joindre par téléphone 2 fois pour lui témoigner mon soutien suite à une épreuve qu’elle vit depuis quelque temps, mais sans succès.
Elle m’a simplement répondu par SMS que tout s’était bien passé, que tout allait bien.
Bien sûr, chacun est libre de répondre ou pas au téléphone, de filtrer ses relations, tout ça tout ça, mais mon esprit a continué à vagabonder sur le fait que le SMS avait sacrément pris le pouvoir dans les relations humaines, non ?
J’ai repensé à plusieurs autres SMS ces derniers temps, basiques ou expéditifs, détaillés ou pour demander des renseignements. Je fais les mêmes de côté aussi, mais surtout je n’ai jamais autant écrit de SMS, ça c’est certain.

J’ai l’impression que ce n’est pas si vieux que ça. Depuis le confinement je dirais. Vous me direz que tout n’est pas toujours lié au confinement, qu’il a vraiment bon dos. Mais pour moi c’est surtout la conséquence d’un sacré mal-être qui s’est installé au plus profond de nous, de façon assez insidieuse et je le crains, très partagé par beaucoup de gens.

LE SENS DU SMS

Ce que nous avons vécu ces dernières années entre la peur de mourir, la déception vis à vis de nos dirigeants, la division entre les citoyens, la perte de sens de notre société n’aurait-il pas provoquer comme un stress post-traumatique, dont le réflexe du SMS serait une des diverses expressions ?

Une partie de nous est-elle à présent résignée à vivre en version discrète, canapé-netflix, chocolat chaud-bouquin, tranquille ? Comme si les relations avec les autres, le fait de sortir de chez soi, de participer à des activités, d’organiser des projets, avaient tendance à devenir une vraie épreuve de force, d’endurance, de malaise potentiel.

Notre seule ambition à présent serait d’être tranquille, de vivre le rien (rien de prévu, rien à faire, rien à prévoir, rien du tout) ? Le luxe suprême serait une balade au bord de la mer seul, entre deux moments de rien ou à la rigueur deux moments de travail.

Est-ce que vos relations avec les autres ont changé ces dernières années ?
Est-ce que vous passez autant de temps avec vos amis, votre famille ?
Organisez-vous autant de dîners, de balades entre amis ?
Envoyez-vous des SMS pour régler tout au quotidien, pour souhaiter les anniversaires, pour dire « je pense à toi » dans les moments difficiles ?

Que veut dire le SMS, entre les lignes ?

« Je suis là pour toi », mais pas vraiment.
Je fais « genre » je fais ma BA et puis s’en va.
Je suis multitache alors le SMS s’écrit de la même façon que je règle les autres choses à faire sur ma TO DO LIST.
Je suis polie, je fais semblant de m’intéresser à ce que tu vis et je retourne à ma vie, très très vite.
J’entretiens mon réseau social, ça ne coute pas grand chose et cela peut servir un jour »

Mystère…
Dans ces moments-là, je garde à l’esprit l’un des 4 accords toltèques : « Ne faites pas de suppositions ».
Ce que les autres ne vous disent pas, n’allez pas imaginer ce qu’ils ont en tête…

UNE QUESTION DE GENERATION

J’échange souvent avec mes filles et mon mari sur ces sujets.

Mon mari va plutôt dire :

« Pour moi le SMS c’est quand tu n’as pas envie de communiquer avec la personne.
C’est une façon de botter en touche
Ok je t’apprécie mais aujourd’hui je ne veux pas communiquer avec toi.

Derrière ces nouveaux outils numériques, il y a un gros souci pour vivre en société aujourd’hui : il faudrait sous prétexte de vivre ensemble gommer les différences, être lisse, discret, robotisé : on n’a pas le droit de dire ce qu’on pense, on n’a pas le droit d’être en colère, on n’a pas le droit d’être joyeux non plus. Il faut rentrer dans le moule, être toujours bien présenté, bien parlé, être d’accord avec les autres, ne pas dire un mot de travers sinon les gens te rayent de leur liste d’amis. »

Autrement dit, le SMS peut facilement devenir un outil de fuite pour ne pas s’exposer, ne pas risquer l’autre, ne pas risquer de se confronter à quelque chose de différent de soi. Le SMS permet de ne pas faire d’effort pour écouter l’autre, pour participer à la relation et se remettre en question en tant qu’être humain.

LA BIENVEILLANCE EN LIGNE DE MIRE

Plus les médias ou l’environnement culturel parle de bienveillance, de communication non violente, de slow life, de quête du bonheur plus le quotidien est devenu à l’inverse violent, distant, marqué par une solitude majeure au milieu de la foule.

Est-ce qu’on a pris peur de l’autre en si peu de temps ? est-ce une simple peur de déranger ?
Est-ce parce qu’on se sent mal, on choisit le repli sur soi, chez soi, parce qu’on n’a plus l’énergie de montrer sa détresse au monde extérieur ?
Le SMS permet de donner une apparence normale, souriante à grand renfort de smileys, mais quand est-il de la vraie vie ?

Quand je discute avec des anciens, ou quand je me rappelle les bons moments passés dans mon enfance, je réalise que les moments où on reprend confiance, ou on évolue dans ses prises de conscience, ou on reçoit de l’amour ou on est surpris et réveillé de sa routine : ce sont les moments de convivialité avec les amis, la famille ou les évènements culturels :
Du fest-noz où le corps exulte !
Du cinéma où le coeur pétille d’émotions contrastées.
De la fête de famille qui nous fait redécouvrir certaines personnalités autrement,  ou revivre des blessures narcissiques chaque année, à regarder en face (à face avec un psy ?) si on veut avancer dans sa vie.
Des repas entre amis improvisés ou pas,  où l’on rit, où on apprend comment vivent les autres, où on partage des recettes et astuces, où l’on reçoit aussi de précieuses marques d’amitié, parfois aidés par un peu d’alcool désinhibiteur…

Mes filles diront plutôt :

« Mais moi je n’appelle jamais mes amies et je les aime pourtant. Je ne veux pas que d’autres entendent ma conversation !
Tout se passe par messages, même plus des SMS, des messages sur Insta !
J’arrive mieux à dire ce que je pense en passant par les smileys et les « MDR » que si j’avais la personne en face de moi.
Mais je préfère quand même voir mes amis en vrai que d’envoyer des SMS. »

C’est vrai que quand j’appelle mes filles, j’ai un « oui », « non » d’une éloquence rare… alors que quand je leur envoie des SMS, je palpe mieux l’état d’esprit dans lequel elles se trouvent, des coeurs, des clins d’oeil ou autres gifs animés donnent le ton du moment ! à vérifier quand même dans la vraie vie, les yeux dans les yeux …

Alors finalement SMS ou pas ?

Comment être à contre-courant d’une vague qui déferle si fort : faut-il continuer soi-même à envoyer des SMS ? faut-il continuer à répondre au SMS des ami(e)s même si une frustration de plus en plus grande se nourrit de cela ?
Le SMS est devenu aussi le quotidien au travail.
Comment rester disponible pour la vraie vie, tout en répondant aux mails, aux SMS, aux messages via les réseaux sociaux ?
C’est un sacré piège.
Comme me disent mes filles : « oh mais tu as mis un vent à untel, il faut lui répondre, mets au moins juste un coeur ! »

Depuis ma presqu’île vraiment sous le vent, je n’ai pas mis de vent si je n’ai pas répondu à un message ou un commentaire, je ne l’ai juste pas vu, ou pas encore répondu, et je le ferai quand je pourrai y mettre une vraie intention, un simple coeur ne me semble pas forcément plus respectueux que de ne pas répondre. Le temps n’étant pas élastique, il faut aussi faire des choix, mettre son attention là où cela compte pour nous. Quel bazar !

REDEFINIR SA COMMUNICATION

La nouvelle génération en fera son affaire, à n’en pas douter. Les nouveaux codes sont en cours !
La génération dont je fais partie a connu autre chose mais doit s’adapter ou …

Chacun a à décider du niveau d’exigence qu’il souhaite mettre en amitié comme en amour.

Je vais sûrement partager cet article avec mon entourage amical, profiter de cela pour en discuter, pour prendre le pouls de la relation.

Le SMS peut aussi être le dernier fil d’une relation qui finalement n’a plus de raison d’être et qui s’accroche par politesse, c’est sans doute une réalité un peu « tabou » aussi ça…
L’être humain qui tient à vivre une vie « vivante » (oui ! une vie peut être très sérieusement endormie à l’inverse), réfléchit, souffre, rit, essaye, rate, essaye encore, surprend, est surpris, et cela fait magnétiquement évoluer l’entourage amical.

C’est une loi de la vie : nous fréquentons ceux qui sont sur la même longueur d’ondes que nous. Entendons-nous bien, il ne s’agit  pas d’être du même avis que nous, mais d’être sur le même diapason magnétique, autrement dit d’avoir à vivre les mêmes apprentissages au même moment. Quand l’entourage change c’est que nous évoluons aussi. Chacun a des choses à apprendre et à vivre et l’entourage se place en fonction de cela.

J’aime l’idée que nous pouvons aussi donner un coup de pouce à cette loi de la vie.
Oser dire ce que nous ressentons fera peut-être du vide un temps, mais pour retrouver de nouvelles relations pleines d’espoir à nouveau.
La nature a horreur du vide, vous le savez bien.
Oser dire ce que nous ressentons consolidera aussi plus sûrement que la meilleure colle Uhu les relations sincères, alchimiques que nous avons la chance d’avoir avec une poignée de personnes sur cette Terre.  Quelques rares personnes seront à portée de vue pour la vie, évolueront en parallèle de nous, des âmes soeurs … un autre sujet passionnant.

AVIS à mes ami(e)s,

C’était la réflexion du jour, suite à des SMS qui créent souvent chez  moi de sacrées crises de doute, d’amour et d’espoir (ou de désespoir).
Le SMS pour moi permet de régler des détails, de faire un signe préalable à une envie de communiquer, de passer des messages plus aisément qu’à l’oral parfois. Le SMS est comme un signe de ralliement.

Les vrais moments de joie, je les vis avec vous, en parlant ensemble, en se voyant, en faisant des activités dans le tourbillon de la vie. Ces moments ont même tendance à être encore plus chouettes quand ils ne sont pas prévus. Etre dérangé par la vie, c’est une question à se reposer je pense…

C’est vital pour moi de COMMUNIQUER, de partager un moment, j’espère que si vous ressentez la même chose, on saura se retrouver. La vie fera sinon que les liens se feront plus distants, sans être fâchés, simplement nous voguerons vers d’autres horizons. Accepter cela fait partie du jeu du vivant.
D’ailleurs qui sait si plus tard, la vie ne nous recroisera pas ?

NOTA BENE

Et vous, cela vous inspire quoi ?
Est-ce que vous avez déjà vécu cela ?
Est-ce que vous allez appeler un(e) ami(e) pour changer des habituels SMS, est-ce que cela vous interroge sur vos habitudes de communication ?
Est-ce que cela vous donne envie de laisser plus de place à l’improvisation, à la spontanéité ? à surprendre ceux que vous aimez ?
Est-ce que vous en parlerez à votre prochain dîner entre amis ?

Je vous souhaite à tous des amitiés florissantes et sincères !
A bientôt pour un autre sujet de nos quotidiens.
Suite au prochain épisode

Elise

 

 

 

 

 

 

Réflexion estivale pour rester confiant…

Je ne pensais pas vous écrire début août avec une pluie qui bat son plein dehors (et pas que aujourd’hui…) et un vent bien frais. C’est fou !

J’ai imaginé des soins d’été cet hiver, un lait pour le corps, un oléo-soin, de la poudre nettoyante aux probiotiques à glisser dans les valises (quelles valises ?), du baume granité intense pour gommer la peau, du baume nourrissant ou post-soleil, une chouette crème à l’acide hyaluronique…. finalement ces soins sont arrivés, mais pas l’été !

Quelle est la leçon du jour ?

Il y a ce que nous imaginons, ce que nous espérons ou ce que nous voudrions plus ou moins fort. Puis il y a la vie, le grain de sable, le « mood » du moment dixit ma fille de 12 ans ou la conjoncture comme dirait les économistes du petit écran.
Tout ne se déroule pas toujours comme prévu et pour ne pas sombrer dans un pessimiste débordant, mon astuce à moi c’est de me dire, tel un mantra :

Ok ! alors ce qui arrive sera  mieux que ce que j’avais imaginé, bien mieux, tellement mieux.

Je demande carrément à la vie de me montrer ce qu’elle a, elle, en tête ! Il paraît qu’elle a bien plus d’imagination que nous…
J’essaie d’accepter qu’il y des enjeux (/forces ?) plus grandes que nous les Hommes et que cela va bien se passer pour nous.

J’ai pu constater souvent qu’il est inutile de lutter contre ces « choses » plus grandes que nous, mais rien n’empêche de leur faire confiance et de faire équipe avec elles.
C’est de l’optimisme me direz-vous ? Oui !

C’est surtout de l’observation.

Nous sommes comme un bateau : à nous de définir où nous souhaitons aller, ce qui nous tient à coeur, et utilisons le vent pour y aller (plutôt que de lutter contre…)

Pour faire équipe avec ce qui est plus grand que nous, cela demande à se cultiver, à apprendre, à écouter, à ressentir pour découvrir les lois de la vie et faire de mieux en mieux équipe avec elles. Comme tous ceux qui nous ont précédé.

Que je résiste ou pas, que je m’agace ou pas, que je me décourage ou pas, l’été lui passera, pour laisser place à l’automne…

Ho’oponopono

J’utilise aussi beaucoup ce qu’on appelle le Ho’oponopono. Une sagesse hawaïenne qui passe les siècles et reste toujours plus d’actualité.
Des mots riche de sens et de potentiel pour améliorer nos vies.

– Je prends ma part de responsabilité dans la réalité que je vis.
– Je libère les mémoires de vie qui m’ont amené à vivre des évènements désagréables aujourd’hui, je demande à la vie de les transmuter en AMOUR…

Je trouve toujours aussi pertinent des années après ce petit rituel qui n’a l’air de rien mais qui rappelle chaque fois la puissance de nos pensées et notre capacité à agir sur notre vie. Quand on se sent stressé, bloqué, anxieux, inquiet, ces rituels de mots nous aident à lâcher prise sur les évènements, à accueillir d’autres possibilités, à regarder les événements autrement : une nouvelle information, une proposition de quelqu’un ou un livre arrivent dans nos vies pour vivre les choses différemment.
Chacun peut essayer, à tout moment et faire l’expérience…

Cet article de Laurence Pernoud en dit plus sur ce rituel facile à pratiquer.

Le docteur Louis Bodin en parle aussi souvent sur son site, et son livre est vraiment très bien fait.

C’est ce que j’appelle faire équipe avec la vie, être conscient que nous ne savons pas tout loin de là… cela nous amène à nous ouvrir à toute forme d’informations, ressentis et expériences dont on se prive quand nous restons fixés sur nos idées, préjugés et a priori patiemment forgés depuis notre plus jeune âge.

Quel rapport avec mes produits me demanderez-vous ?

Presque aucun. Si ce n’est que la réalité du moment est ainsi. Moi et mes produits continuons à avoir l’intention de faire du bien, de prendre soin du vivant, du mieux que nous pouvons. Comment nous y arriverons dans les mois à venir, je ne sais pas.
Les expériences et évènements de la vie me donneront les réponses, à n’en pas douter.

Je vous souhaite une infinie confiance, de l’optimisme et un cap à (re)définir…

Au plaisir de vous croiser, d’échanger à vous, c’est bien l’essentiel !

Pour me rencontrer : la maison Heuliad à Gâvres
Pour faire l’expérience de soins de détente Heuliad  : la carte des soins 
Pour découvrir les nouveautés de la gamme cosmétique : La boutique en ligne

Un peu de tendresse hawaïenne pour vous :

 

Le concept d’invisibilité

J’ai zappé au hasard sur la chouette émission « La grande librairie » vendredi soir dernier. L’interview de Chloé Delaume venait de commencer. De commencer fort puisque son dernier livre parle ni plus ni moins de l’invisibilité des femmes à partir d’un certain âge….(à partir de 40 ans et des poussières (de rides) ?)

« A 46 ans elle ne compte plus, on ne la voit plus sur le marché de l’amour et dans le monde du travail. » Chloé Delaume à propos de l’héroïne « invisibilisée » de son roman « Le coeur synthétique » (Editions du Seuil), prix Médicis 2020.

Je vais m’empresser de lire ce livre, mais j’écris cet article avant, sinon sans doute je n’oserai plus écrire à ce sujet…

Peut-être avez-vous remarqué aussi que ce n’est pas un sujet qui fait vraiment la une des médias.
Pourtant c’est une réalité vécue par une immensité de femmes, une faille intime qui s’étire en soi plus ou moins douloureusement selon l’histoire de chacune.

La une des journaux préfèrera titrer sur les femmes d’aujourd’hui, toujours plus sexy après 40,  50 60 ans, cougars, indépendantes, libérées des enfants devenus grands, épanouies, créatives, ambitieuses et pleines de pep’s : la nouvelle jeunesse des femmes à la maturité. Sont-elles vraiment les femmes d’aujourd’hui ? ou quelques femmes seulement, qui ouvrent la voie et donnent de l’espoir à la majorité silencieuse qui ne vit pas cela, … du tout.

Chloé Delaume semble évoquer l’idée de devenir invisible à la fois dans sa vie amoureuse et dans le travail, c’est une sacrée double peine.

Est-ce que la question qui se pose est plus précisément de devenir invisible aux yeux des hommes ? Encore plus précisément la question est-elle de ne plus être désirable ou « draguable », abordable, aimable, ni même qualifiée de séduisante aux yeux d’un potientiel partenaire amoureux quelqu’il soit (homme ou femme).

Si cela impacte aussi le travail, soit pour en trouver un nouveau, soit pour obtenir une promotion ou trouver des partenaires pour se lancer à son compte ou développer son entreprise, c’est un enjeu à creuser… surtout si c’est un homme qui recrute ?

Ce sujet a frappé à ma porte à plusieurs reprises, mais souvent j’avais mis cela sur le compte de la prise de poids. Quand j’étais jeune fille, j’ai pu faire l’expérience d’être interpellée, sifflée, oeillée, regardée et gâtée en sourires plein d’espoirs.
Je n’ai pas réalisé à quel moment cela s’est arrêté.
A peu près quand je suis devenue maman ? Etre mère n’est plus synonyme de séduction, paraît-il.
Ou quand j’ai pris du poids.
J’ai pu croire que devenir invisible c’était réservé aux femmes qui ne sont plus dans les canons de beauté habituels (hors catégorie, de taille notamment), que c’était ainsi. Culturellement, dans les pays occidentaux.
Le comble : prendre du poids à en devenir invisible…

Dernièrement un homme m’a refermé la porte au nez. Sans me voir. Sans s’en rendre compte.

Quelle prétention penserez-vous peut-être. Non pas que je me sente tellement belle et irrésistible que je m’attends à ce que tout le monde me fasse sa référence en me voyant arriver ou me tienne la porte….

Du point de vue de cet homme cela pouvait être une maladresse, au pire une impolitesse, au mieux une absence momentanée, ou alors un burn out en préparation. Ce n’est pas de sa faute, il a fait cela à « l’insu de son plein gré » comme d’autres avant lui.

Ensuite, une vague de nostalgie m’a envahit. Je me suis rappelée que la vie d’aujourd’hui avait mis à mort la galanterie. Est-ce que si j’étais jeune et belle aujourd’hui, on me tiendrait encore la porte comme quand j’étais jeune et belle ?…

Dommage collatéral

La quête essentielle d’égalité des droits entre les hommes et les femmes, la lutte légitime contre les excès de violences sous toutes ses formes a aussi anéanti toute tentative de galanterie (de peur d’être mal interprétée sans doute). Cela n’était pourtant pas le sujet. La mort de la galanterie est un dommage collatéral.

J’aimais bien la galanterie, j’avoue. Je me retrouve aujourd’hui à souvent laisser la place, la porte aux personnes que je croise, homme ou femme. La galanterie rimait aussi avec politesse tout simplement, savoir-vivre, sourires et bienveillance envers l’autre.

Je crois vraiment que le monde a besoin de cette gentillesse dans les petites choses du quotidien.

Mais dans le dictionnaire, la galanterie, c’est pourtant précisément : « Courtoisie empressée auprès des femmes ».
Cette galanterie s’adressait à toutes les femmes, jeunes ou matures.
Ce n’était pas seulement une entrée en matière, avec une idée derrière la tête.
C’était une politesse due aux dames.
Rien de bien sincère non plus, me retorquerez-vous sans doute.
Bref, c’est bel et bien passé.
Cela ne m’est plus arrivé depuis vraiment longtemps.

Mais je continuerai à tenir les portes.
C’est sans doute ma façon de remercier les galants qui nous ont précédé.
C’étaient de doux moments, merci infiniment….

Alors la question que je me suis posée ensuite. Non plutôt l’évidence qui m’est apparue ensuite :
Ce n’est peut-être pas la galanterie qui a disparu.
Les hommes étaient galants avec moi avant.
Mais avant j’étais jeune, fraîche, jolie.
Oops.
J’étais désirable et certains témoignaient seulement leur « ouverture d’esprit », leur disponibilité pour qui veut bien aussi, pour qui serait disponible aussi, pour qui voudrait conclure.

Il faudrait que je demande à des jeunes femmes aujourd’hui si les hommes osent toujours la galanterie avec elles. Si vraiment elle a disparu. Ou si vraiment elle ne s’adresse qu’à des jeunes filles en fleur, de façon pas très désintéressée.

Maturité

Ce sujet m’a fait pensé à la chanson de Johnny Hallyday -20 ans
Le refrain exprime à merveille la suite de l’histoire :

« Dis-moi que la vie est encore plus belle, quand on n’a plus 20 ans…
Donne moi des monts et des merveilles, comme si j’avais encore 20 ans »

 

Alors comment fait-on pour rester pétillante, pour profiter de la vie, pour garder le goût de vivre quand on est devenue invisible ?

Voilà pourquoi toute la presse, la psychologie, les femmes de mère en fille, nous expliquent l’estime de soi, la nécessité d’apprendre à prendre soin de soi, à s’aimer soi-même, à nous faire des compliments nous-même. On nous prépare à cette invisibilité et à nous débrouiller par nous-même pour préserver notre impression d’être toujours vivante ?

Comprenez-vous à présent pourquoi la crise de la quarantaine, de la cinquantaine et les autres, la raison de toutes ces histoires adultères, plus narcissiques que sexuelles finalement : se sentir regardée, désirée encore une heure, encore une fois, juste une fois…

La vie d’une femme n’est pas un long fleuve tranquille, mais  je crois que 2 choses peuvent soulager cette sensation d’invisibilité vraie ou supposée.

#1 /Des moments entre filles

J’ai partagé sur ma page facebook ce texte expliquant l’importance pour les femmes de se retrouver régulièrement entre femmes, entre amies .

C’est scientifiquement prouvé…

“L’orateur a, entre autre, affirmé que l’une des meilleures choses que l’homme puisse faire pour sa santé est d’avoir une épouse, alors que pour la femme, la meilleure des choses à faire pour être en bonne santé est d’entretenir ses relations avec ses amies.
Tout l’auditoire a éclaté de rire, mais il était sérieux…. La suite « 

#2 /Regarder ailleurs

Si nous restons nostalgiques de notre jeunesse, elle aura tendance à remuer le couteau dans la plaie et à nous faire souffrir.
On peut néanmoins danser et chanter sur les tubes de nos 20 ans, cela fait du bien ! et pleurer devant les comédies romantiques …

Finalement est-ce que l’invisibilité ne serait pas sélective ? elle nous rendrait au fur et à mesure invisible pour les personnes superficielles, pleines de jugements et d’attentes irréalisables.

Notre jeunesse est idéaliste, exigeante, très attachée aux apparences et aux influences du collectif, mais la maturité nous aide à regarder du côté des gens et des choses plus atypiques, plus rares, plus palpables : les personnes fiables (qui ne nous posent pas de lapins), à l’écoute (qui pensent à nous et demandent des nouvelles), drôles, cultivées ou surprenantes ne feraient-elles pas plus notre joie ?

N’est-ce pas une chance de regarder du côté de ces personnes qui nous verront comme un tout, avec nos défauts, qui nous aimeront pour ce que nous sommes (pas seulement parce que nous avons de jolies fesses dans cette robe aujourd’hui).

Il y aura moins de personnes peut-être mais ce seront des relations vivantes !

Et les hommes dans tout cela… Bien sûr ils voient comme nous ce qui est beau ou bien fait, nous avons tous des yeux pour apprécier la beauté. Mais comme amie, amante ou autre, avec la maturité, ils aimeront aussi de plus en plus l’humour, la joie de vivre, la discussion, la découverte.
Les femmes plus matures ont vraiment plein d’atouts de ce côté-là.
A nous de les cultiver !

Faisons confiance aux hommes pour partager ensemble de nouvelles valeurs au fil des ans. Beaucoup aiment vraiment plus que tout des femmes naturelles, rieuses, cultivées, curieuses et complices.

Puisqu’on nous dit que le charme n’a pas d’âge…
Croyons-le !
Ayons confiance en nous et en la vie pour rencontrer les personnes avec qui le partage sera sincère et enrichissant.

La beauté est dans l’oeil de celui qui regarde. Oscar Wilde

 

Il s’agit vraiment d’accepter cette évolution, de réaliser que oui, il y a des personnes autour de nous pour nous apprécier, nous aimer, pour partager des bons moments même après l’âge d’or.
Sachons les reconnaître, les regarder, aller vers elles… les inviter dans nos vies !

#3 /Habeas Corpus

Sans vouloir vous commander, si vous vous offriez des massages régulièrement (tous les mois ?) pour faire l’expérience de sensations différentes, pour apprivoiser les nouveaux contours de son corps.

Souvent on n’ose pas se faire masser quand notre corps n’est pas parfait. C’est compliqué de faire le premier pas. Demandez à la personne qui vous massera d’ être massée sur les pieds, les mains, la tête dans un premier temps, restez habillée, mais ne vous privez pas de ce moment de douceur.

Peu de gens sont à l’aise avec leur corps, quelque soit ses particularités, vous ne serez pas les seules à demander des massages sur mesure….

Les masseurs, masseuses sont au fait de ces difficultés, elles ne voient pas votre corps comme vous le voyez. Elles ont à coeur de faire au mieux leur travail, elles sont concentrées sur la peau, l’énergie qui circule, la bienveillance…

Vous pourriez être surprise par les ressources de votre corps, quand l’énergie repasse par toutes les cellules. Le bonheur est dans le corps !

#4 /Fais aux autres…

Si nous souffrons d’un manque de galanterie, soyons galante…
Si nous avons besoin de compliments, faisons des compliments…
Si nous aimerions partager plus de temps avec des ami(e)s, invitons-les ou appelons-les…
Si nous aimerions des moments de complicités avec les autres, sourions, c’est le début de la rencontre.

Donne et tu recevras…
Cela se tente !

 

Mon nouveau soin pour le corps : Tevenn, Emulsion des dunes