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Déplaire : le début du succès !

Le ressort originel, c’est d’être aimé…

Tout le monde a besoin d’amour : j’enfonce une porte bien ouverte, soit !  C’est malgré tout une source fréquente de “noeuds”pour nous tous, il y a encore matière à philosopher autour de cette évidence, n’est-ce pas ?

Aujourd’hui j’ai envie d’aborder 2 sources “d’approvisionnement” possibles pour reçevoir de l’amour. Il y en a plein d’autres mais voilà, aujourd’hui ces 2 là se sont faites remarquées… Quand j’écris cela, il s’agit d’admettre que ce sont 2 sujets d’actualités dans ma vie, une actualité qui remonte à longtemps en fait ! alors je partage mes réflexions…

1- La 1ère source, c’est de s’aimer soi-même, et oui vous l’avez déjà entendu ! alors j’ai juste envie de rappeler une petite chose qui mine de rien, en dit long …

S’aimer soi-même peut sembler être une quête abstraite et à long terme, alors dans cette quête, un éléments concret c’est de décider, et de persévérer dans cette décision de ne PAS dire du mal de soi, de ne PAS porter de jugement négatif envers soi. Même pour rire ? oui ! même pour rire, au moins en phase de sevrage !

Avez-vous déjà fait attention à tout ce que nous prononçons comme parole dévalorisante à NOTRE égard ?

Bien souvent il s’agit d’attirer l’attention de cette façon, d’espérer un écho extérieur à nos soucis, une compréhension, un soutien pour compenser nos incompétences supposées. Chercher de l’écoute, de l’éclairage extérieur, de l’aide ce n’est pas interdit ! Cependant il n’est nul besoin de se mettre plus bas que terre pour mériter d’être aidé ou pour attirer l’attention des autres.

Exemple :
“Je suis vraiment nulle, je n’ai rien vu venir : ma fille me ment, elle fait le mur, elle s’est mise à fumer, je n’en peux plus, je n’arrive à rien avec elle”
et vlan, au passage, une claque à notre estime de soi !

Est-ce que finalement une phrase comme :
“Ma fille vit une situation délicate (elle fait le mur etc…), cela me touche et me perturbe beaucoup, je cherche une solution, un éclairage, qu’en penses-tu, tu ferais comment toi ?”

Cette phrase ne permet-elle pas d’arriver au résultat attendu sans se flageller au passage ?
Verbaliser le problème c’est bien souvent faire émerger un début de solution,  donc OUI ! exprimons-nous, mais pas au prix d’un assassinat de notre estime de soi !

Ce petit conseil  pourrait vous amener à croire que vous devez taire vos pensées culpabilisantes ou autoflagellantes (“je suis vraiment nulle !), mais non en fait : il s’agit de les exprimer en prenant du recul, et en vous dissociant des évènements qui vous arrivent.

 

Suite de l’exemple
Vous aurez tendance à vous sentir coupable de ce qui arrive à votre fille, mais ce qui pourrait être plus constructif serait de vous dire :

“J’ai pris conscience du problème, par le passé j’ai pu commettre des erreurs, mais à présent que puis-je optimiser ? Comment puis-je tenter d’autres solutions que celles que je connais ?…”

Ce qui arrive à votre fille est SON parcours de vie, SA vie n’est pas VOTRE vie, ce qui n’empêche pas pour autant VOTRE remise en question pour ce qui VOUS concerne (certaines choses seront à faire par votre fille, et uniquement par elle !). Le défi de chaque parent c’est de faire de son mieux dans le moment présent, avec ses failles, atouts et limites, et de se remettre en question quand cela bloque. Ce que vous n’arrivez pas encore à faire, ne se confond pas avec votre valeur : vous avez de la valeur, et méritez l’amour des autres même si vous ne réussissez pas tout, vous et vos comportements sont 2 choses différentes.

Il ne s’agit pas ensuite de partir vers l’autre extrême : rabâcher haut et fort être la plus intelligente du monde, la plus organisée tout en gardant un “oeil vif” de surcroît – mais sans y croire un mot évidemment – !

 

Notre cerveau, ce héros

Ce petit conseil est là pour nous rappeler que notre cerveau enregistre tout ce négatif. Notre cerveau peine ensuite à nous inciter à aller vers des situations nouvelles, des gens différents, et vers le bonheur tout simplement, tant ce cerveau est chargé de lourdeurs, de préjugés passés, de freins bien ancrés.

C’est comme regarder un film violent ou dramatique, cela donne moins d’ailes humanistes que de regarder un film comme “Intouchables” : la joie passera par nous si nous émettons de la joie donc si nous nous remplissons de joieS en amont…

Nous avons bien des raisons de ne pas savoir nous aimer, notre enfance, nos rencontres souffrantes …. mais aujourd’hui, un début de changement c’est de ne plus alimenter ces vieilles valises.  Petit à petit ces valises resteront à leur place et notre vie suivra plus le chemin que nous décidons de suivre pour être bien.

Donnons à notre cerveau de l’espoir, du positif, de l’encouragement, il nous le rendra au centuple !

 

LEVONS LE MASQUE…

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2- La 2ème source, c’est d’être heureuse de déplaire.

C’est curieux n’est-ce pas ? vous me voyez venir ? oui !
Déplaire aux uns c’est une chance magique de plaire aux autres
C’est se rapprocher de ce qui nous sommes vraiment.

Au milieu de ce processus :

nourrir l’estime de soi,
être plus bienveillant envers soi,
se respecter en exprimant ses besoins, ses envies,
dire oui ou non avec sincérité,
bref, se positionner pour être au plus près de son bien-être …

C’est se donner une chance de rencontrer des personnes qui nous aimeront vraiment tel que nous sommes . Il y a simplement une réalité collatérale : déplaire à d’ autres. C’est dur au début et puis finalement c’est plus simple : c’est clair au moins, et c’est tellement bon de ne pas faire d’efforts surhumains pour espérer plaire et être aimé. Plaire à tout le monde, la neutralité, la bienséance, tout cela n’attire pas les vrais amis, les vraies histoires humaines.

 

Il suffira d’un signe…

Alors c’est bon signe : déplaire c’est aussi une reconnaissance que nous existons, ce que nous sommes là, et bien là. C’est bien ce que nous voulons non, ne pas être transparente !

Renforcer notre estime est essentiel car cela nous aide à choisir, à décider, à renoncer,et donc garder le fil de notre rêve de vie. Renforcer son estime c’est petit à petit comprendre que nous avons de la valeur, comme tout le monde, que nous sommes légitimes pour réaliser ce qui nous tient à coeur, que personne n’a NOTRE vie entre ses mains.

La vie est courte, vivons ce que nous avons à vivre, tant pis pour ceux à qui cela ne plaît pas. Persévérons pour ceux qui aiment, qui nous aiment, que nous aimons.

Finalement ils sont souvent bien plus nombreux que ceux à qui nous ne plaisons pas…

et Là, enfin quand on renonce à plaire à toute le monde, quand on choisit la vie côté bonheurS, et bien:  les portes s’ouvrent, la voie s’éclaire, la vie nous fait des cadeaux. J’aurais beau l’écrire, c’est une émotion qui se vit dans ses cellules, alors je vous le souhaite du fond du coeur, vivement que vous ne plaisiez pas, et que cela ne vous anéantisse pas ! Vous commencerez ce jour là votre vraie vie, la vie qui est faite rien que pour vous sur mesure, celle qui sera précieuse et inspirante pour ceux qui vous croiseront…

Quelle chance ce sera de vous rencontrer !

A bientôt…

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