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Etes-vous plutôt cocotte ou chipie ?

On a toutes quelque chose en nous de Jeanne et Tess

L’inspiration du jour c’est l’histoire de 2 petites filles, où cela va t-il mener ?  A vrai dire, Je ne le sais pas encore…

 Jeanne est une petite fille, tout ce qu’il y a de plus cocotte.

Autrement dit elle a un  minois d’ange, des grands yeux à l’expression douce et envoûtante, et des petites boucles blondes, mais pas seulement… Ce que l’on remarque en premier c’est son sourire, et comme elle n’oublie jamais de sourire,  cette ouverture d’esprit étonne toujours ! Qu’est-ce qu’elle est souriante, et gentille, un vrai sucre d’orge…

Jeanne a vite compris que pour être aimée, ou reçevoir de l’attention, le sourire, l’obéissance c’est un bon truc. Sinon ça crie, ça prive de dessert, ça veut plus faire le cadeau promis (le « ça » désignant d’abord les parents, mais aussi les proches, ou les adultes enseignants). Jeanne trouve qu’elle est gagnante et cela devient vite très naturel de se conformer aux attentes des autres, elle est trop heureuse de s’entendre dire qu’elle est vraiment bien élevée, qu’elle est cocotte ou gentille. C’est bien un compliment « cocotte » non ?

Cocotte mais…

Plus elle grandit, plus elle remarque quand même qu’ être dans la catégorie des gentilles a quelques inconvénients. Elle passe légèrement inaperçue, voire  les autres profitent de sa gentillesse sans vergogne…  on oublie de l’inviter à un anniversaire, ou on lui demande de garder les cartables pendant que les autres vont à la boulangerie.

Elle a tellement peur de ne plus faire partie du groupe, qu’elle ne dit jamais non, ou stop, et au milieu des autres de son âge, elle vit souvent de petites humiliations ordinaires en silence, les autres ne réalisent même pas qu’elle peut souffrir de cela. Les jours passent et se ressemblent.

Elle reste la chouchoute des adultes, un moindre mal, une source de réconfort, les adultes sont rassurés par cette image d’une enfant douce et gentille, souriante, la génération suivante a encore de l’avenir ! sous-entendu « un bon fond », un zeste d’humanité dans le cœur : pas comme ces jeunes violents, incontrôlables qui font peur…

Vous avez dit ordinaire ?

Elle croit dur comme fer, qu’elle a un effort permanent à faire pour être aimé : son chemin de croix c’est d’être au quotidien agréable, à l’écoute et volontaire. Elle travaille très bien à l’école, et tous les professeurs diront à la réunion parents-profs, « je ne me fais aucun souci pour elle », élève sans histoires… qu’elle continue ! Son travail est toujours bien fait et pertinent mais il n’intéresse personne. Elle est déçue très souvent, son besoin de reconnaissance est insatiable, et la reconnaissance, elle, si rare et fugace…

Jeanne est depuis si longtemps ordinaire, que quand un garçon lui montre un certain intérêt, elle perd tous ses moyens, tout juste si elle peut aligner 2 mots : elle ne sait pas quoi dire pour plaire à ce garçon :
que pourrait-elle bien dire ou faire pour qu’il aime pour la vie ?

Et quand c’est le vrai premier amour, celui des 17 ou 18 ans, alors tout vole en éclat. Elle ne jure que par lui, elle a besoin de lui, elle s’investit corps et âme dans cette relation qui la comble enfin. Adieu école, famille, contraintes, la vie est belle, les rêves inondent sa tête. En amour, c’est elle que l’on abandonne bien sûr, et elle est assez vite oubliée…

Tess est une chipie.

Elle a le regard perçant, l’expression malicieuse. Elle vous regarde dans les yeux, et soutient le regard jusqu’à ce que vous regardiez ailleurs. Elle sourit si elle veut ! Elle sourit quand elle a quelque chose à demander, à obtenir … Elle est irrésistible, vivante, active, une vraie tornade. Une petite pétillante que tout le monde remarque. L’enjeu pour les adultes c’est de se faire aimer de cette petite fille ou juste obtenir un sourire, une faveur, une attention.
A qui va-t-elle donner ses bonnes grâces ?

Tess est une chipie, insupportable pour celui ou celle qui doit lui faire faire quelque chose ou pour celui qui subira ses  desiderata, mais tellement attendrissante et attachante pour qui la regarde vivre et s’amuser. Elle s’autorise tout et obtient tout ce qu’elle désire. Quelle leçon pour les adultes !

Plus elle grandit plus Tess  impose sa loi, son style, ses mots, sa mode à tout ce qui l’entoure, elle donne le ton sans faire d’efforts, c’est comme ça, les gens la suivent, l’imitent, la complimentent pour un rien,  la veulent. Elle souffre aussi à sa façon,  elle a à la fois besoin d’avoir cette aura sur les autres, et en même temps elle est souvent agacée, personne n’est jamais assez parfait à ses yeux. Elle a besoin d’admirer l’autre, mais elle va vouloir aussi s’y confronter à cet autre, se comparer, et gagner, cela entretient une solitude cruelle.

Chipie mais…

Elle est bien entourée d’un harem dévoué, mais elle se sent seule, ne partage rien de vrai avec les autres.  Elle s’ennuie avec elle-même, très vite aussi avec les autres : en amour c’est elle qui quitte, sans détours, pour conquérir d’autres espaces !

Jouer les femmes fortes finit par être lassant, c’est un piège pour Tess, une prison dorée que personne n’arrive finalement à atteindre, alors qu’elle cherche son maître, ou son prince charmant, désespérément. Il lui est tellement naturel d’influencer la vie des autres, de mettre en place des stratégies pour avoir ce qu’elle veut, ou des petites mesquineries, et tout le monde tombe dans le panneau, sans être dupe, mais mieux vaut l’avoir comme amie que comme ennemie…

 

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Tess et Jeanne ont envie d’être aimées comme tout le monde
, et chacune choisit une voie qui lui semble évidente, très tôt dans la vie.  Ce n’est ni bien ou mal, une voie n’est pas mieux qu’une autre, le point commun des 2 voies, est souvent d’aimer là où on ne sera pas aimée : l’amour impossible, ou l’amour de tous  (donc de personne !), le comble quand on a besoin d’amour !

C’est la source d’une souffrance intime profonde, et en même temps c’est la vie,  chacune fait ses expériences pour trouver l’équilibre de la 3ème voie : être soi.

Une fois devenues Femmes, Jeanne et Tess changent, évoluent, s’équilibrent, mais dans quelle mesure ces habitudes d’enfants influent encore sur leurs vies de tous les jours, aujourd’hui ?

Etre soi c’est créer sa vie, bien se connaître et équilibrer sa part féminine et sa part masculine en nous-même : donner et reçevoir, s’écouter et agir, s’accomplir tout en respectant l’autre etc… Ecouter et s’exprimer, il n’y a pas de choix à faire, juste un va et vient permanent, un partage, une communication sereine entre tous nos besoins et envies !

Nous avons toutes en nous quelque chose de Jeanne et Tess, notre chance réside dans le fait de reconnaître ces tendances, nos tendances. Se connaître, se reconnaître c’est se donner une chance de faire autrement, de déjouer nos habitudes et nos croyances pour être plus juste. C’est aussi une chance pour accepter l’autre et l’aimer vraiment, avec son histoire et ses faiblesses, sans les juger :  la rencontre n’en sera que plus belle , profonde et durable.

Soyons lucide sur notre part d’ombre, sur notre histoire et nos points faibles, nous pouvons même nous en amuser, et les regarder comme un terreau fertile pour y planter des choix conscients, et modeler une vie qui a du sens : la liberté d’être soi passe par là, le renouveau aussi.

En commençant cet article, je laissais un peu vagabonder les idées qui se présentaient, sans savoir pourquoi je posais ces mots-là. Finalement je crois que l’idée de fond c’est de dire que la Fatalité n’existe pas.

Nous pouvons évoluer sur nos comportements, habitudes, pensées, certitudes. Autorisons-nous à aller vers l’inconnu, vers ce que nous ne connaissons pas encore, à écrire une nouvelle histoire au présent : la vie est un mouvement, si on le suivait ?…

Si vous avez envie de vous exprimer, de dire comment vous vivez cette quête de la 3ème voie, VOTRE VOIE…

Souvent notre cerveau comprend qu’il peut changer mais est-ce que nous le sentons vraiment, est-ce que nous y croyons vraiment ?

 

Suite au prochain épisode ?
Vos commentaires sont les bienvenus…

 

Crédits photo : © sedin – Fotolia.com, © konradbak – Fotolia.com

Vous reprendrez bien une cuillerée de courage ?

Le comble du stress

J’ai lu il y a quelques semaines « le petit traité de vie intérieur de Frédéric Lenoir ».  J’ai laissé mijoter, tant ce livre est un concentré d’inspirations pour attirer à soi une vie douce et heureuse, en toute simplicité. Ce dont je me rappelle tout particulièrement c’est ce paragraphe qui explique que par le passé,  nous avions des excuses puissantes pour ne pas nous réaliser : la pression religieuse, sociale, politique, voire l’oppression ou la pauvreté extrême.

Aujourd’hui les circonstances ont évolué, chacun sait de mieux en mieux que nous avons le choix, nous pouvons décider de nos vies, nous pouvons oser suivre nos rêves.
Et  finalement cela en devient extrêmement stressant ou angoissant. Il est moins aisé d’accuser l’autre de ses échecs, d’attendre la chance, de rester en coulisses pour critiquer le spectacle qui se joue. Cette opulence de choix, cet océan des possibles devient une cause majeure de paralysie : la difficulté à s’engager, la peur de se tromper se fait régulièrement sentir… Parfois nous donnerions beaucoup pour que quelqu’un nous prenne par la main et nous emmène là où nous pensons que la vie exprime ce qu’elle a de plus léger et exaltant : ailleurs !

Etre responsable de son bonheur n’est pas si confortable…

D’autant plus que chacun ne naît pas avec la même facilité à trouver son bonheur. Je me suis reconnue parmi celles et ceux, qui doivent faire un travail sur eux-mêmes pour retrouver leur nord. Je connais aussi des personnes qui ne verront jamais un psy, ou autre, et qui ont cette sérénité, cette évidence du sel de la vie : rencontrer l’autre avec simplicité, être soi, être utile, être joyeux, collaborer à des projets collectifs… C’est ainsi.

Avoir à travailler sur soi n’est pas une plaie ou un handicap, c’est une conscience que les choses peuvent aller mieux, que certaines vérités qui se sont imposées à nous n’en sont pas. Travailler sur soi se vit bien souvent comme une lutte, alors que fondamentalement, c’est une réconciliation.

J’ai trouvé dans ce petit traité de vie intérieure une belle synthèse des repères à expérimenter pour laisser émerger en nous la sérénité comme d’autres l’ont déjà fait. J’ai souri au chapitre « la règle d’or » car c’est la seule chose que j’avais retenu depuis petite de mes cours de catéchisme, et que je garde au chaud près de mon coeur, comme une boussole : « ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse ». C’est tout simple, mais quand d’autres repères n’ont pas ou plus de points fixes ou solides pour guider notre vie, celui-là le sera encore longtemps.

Je vous laisse découvrir ce joli livre,  et son auteur : Un parcours atypique et encourageant car il réussit à incarner cette sérénité, de celui qui a sa place, ni plus, ni moins, en toute imperfection !  ( Cliquez sur l’image de la couverture du livre pour en savoir plus )

 

petit traité de vie intérieure

Le courage d’être vulnérable

Si comme moi vous avez endossé une carapace solide, pensant qu’il fallait se préparer à lutter sans cesse dans la vie, à rester « forte » devant l’adversité, j’aimerais partager avec vous 2 vidéos de Brené Brown. Peut-être les connaissez-vous déjà, car elles sont des best-sellers.

Mais les revoir est tellement riche. Une nouvelle écoute révèle toujours des messages supplémentaires et aide à fissurer jour après jour la carapace.  J’ai vu la 1ère de ces vidéos à l’automne dernier, et j’étais heureuse de voir expliquer les relations humaines de cette façon. Céline Boura l’a rediffusé il y a peu pour nous dire à quel point cette prise de parole de Brené Brown incarnait la magie de l’authenticité… le pouvoir de la vulnérabilité. Une 2ème vidéo vient de paraître, la suite…

Tout ce que je pourrais dire sur ces vidéos est superflu, je vous invite à les regarder, à écouter ce qu’elles peuvent changer dans votre vie.
Vous en saurez plus sur ces notions abstraites par nature  :  « être soi », « oser », « avancer avec courage »… afin de semer des graines de réalité dans votre vie une fois que la vidéo se sera arrêtée…

I am enough

Bonne lecture ! et revenez me dire si vous en avez envie, ce que vous avez retenu, ce qui vous a touché, ce que vous décidez de faire à la suite des ces écoutes… si cela vous encourage en quoique ce soit.

Pour ma part, ce blog est le fruit de cette envie d’être soi, et d’entrer en relation avec vous, vraiment. C’est une joie réelle ! Je remercie toutes celles ou ceux qui me lisent, je vous souhaite une magnifique journée. Au plaisir de faire votre connaissance un jour ou l’autre !

Si vous regardez ces vidéos, vous comprendrez pourquoi je vous dis de tout mon coeur :  « moi aussi » !

Vous pouvez sélectionner un sous-titrage en français…

Vidéo 1 : le pouvoir de la vulnérabilité

brene brown video TED en français

Vidéo 2 : Ecouter la honte

brené brown video TED
Crédits photos : Natalia klimova (Witanddelight.tumblr) Frédéric Lenoir, Brené brown, Ted, google.com.au