Dieu que c’est BIO !

Boutique éphémère : épisode 2/3

NB : J’ai regardé love actually, hier soir…

Le BIO est tendance, avec une étiquette…

L’expérience boutique éphémère est à mi-parcours et le goût de faire découvrir des approches de soins plus rares, puristes, qualitatives (gastronomiques oserais-je même!) est toujours là. La flamme qui m’anime s’attise au fil des questions, des étonnements, des sens en éveil … c’est vraiment une sensation agréable !  J’espère que cela fait du bien aussi aux gens qui passent…

Pendant les temps d’attente, – et oui chose drôle qui n’a pas changé depuis toutes ces années : pas de visites pendant 1h et tout le monde en même temps le temps de la demi-heure suivante. Pour qui, pourquoi ? cela reste un mystère !

Pendant les temps d’attente donc, certes je prépare mes paquets cadeaux, autre petite distraction préférée : effiler les bolducs ! mais le sujet qui me trotte dans la tête c’est d’écrire sur le bio, la perception du bio… Ce n’est pas spécialement un sujet de Noël me direz-vous, quoique l’article parle d’émerveillement, alors si ! Noël est en filigrane …

Les visiteurs de la boutique éphémère qui ne me connaissent pas, et les visiteurs de la boutique en ligne aussi, sont rassurés par la certification bio des produits.
« C’est tellement compliqué de s’y retrouver », comme ils disent (et à raison!), que choisir un cosmétique certifié bio répondra normalement à leur attente de produit naturel et sain.

Je dis « oui bien sûr, et… », pourtant toute l’histoire commence vraiment après, s’arrêter au « certifié bio » c’est comme trouver un livre merveilleux, le conseiller à d’autres, sans l’avoir lu, juste parce qu’il a eu le prix Goncourt ou un autre, ce fameux prix sur un bandeau rouge au bas de la couverture.

Mon bio à moi il me parle d’aventures…

Si je ne faisais « que » des cosmétiques bio, je ne tiendrais pas un blog, je n’aurais peut-être même pas créé une marque de cosmétiques, il y en a suffisamment sur le marché… nous en perdons même la tête devant les linéaires sans fin des magasins.

Mon bio à moi, il n’a presque plus de besoin de certificat, il est le lien que je crée avec un producteur, un artisan, un créateur, un client : il est le trait d’union entre les critères pragmatiques de la sécurité des produits & l’intuition de la qualité, de l’exception ressentie, de la sincérité des intentions.

Je m’explique…

Etre certifié bio indique le respect de critères objectifs, vérifiables, communs à tous, c’est nécessaire et essentiel tant il fallait faire vraiment mieux que ce qui existe dans le conventionnel. Par contre cela a aussi des effets pervers, notamment pour ceux qui veulent aller plus loin que les critères de base, ou ceux qui ont un besoin vital de rester libre et indépendant :

ceux pour qui le bio n’est pas un label mais un art de vivre, une évidence, une expérience personnelle, un nouveau paradigme du vivre ensemble.

Exemple :

Le label bio exige 10% d’ingrédients bio sur le total de la formule et 95% d’ingrédients d’origine naturelle sur le total de la formule.
Mais sur la boutique Terrasens vous verrez des soins avec jusqu’à 98% d’ingrédients bio, et 100% d’ingrédients d’origine naturelle sur le total de la formule…
Cela sera écrit sur les flacons, mais si on ne regarde que le logo Ecocert, ou que nous n’allons pas chercher plus loin,  il est aisé de conclure que malgré ces différences de chiffres, le même label implique une qualité comparable.

Ce sera vendeur pour le produit qui est en bas de l’échelle des critères et qui est proposé le plus souvent par des grandes sociétés ayant des budgets communication pour le faire savoir, mais qu’en est-il de celui qui va beaucoup plus loin ? (produit souvent par des petites structures qui peinent à faire savoir dans les médias que la démarche au delà du label est différente, qui investissent dans la qualité du produit plutôt que dans la publicité … mais qui aimeraient faire les deux, je vous rassure…)

Là je n’évoque que des chiffres, que des critères… la vraie essence du bio est ailleurs.

Autre Exemple :

Un hydrolat de lavande BIO chez « Serge » n’a pas la même valeur à mes yeux qu’un hydrolat BIO de la société x car Serge ne dilue pas son hydrolat après la distillation, ne rajoute pas de conservateurs, ou Serge a distillé la lavande en « dépression » plutôt qu’à haute pression et haute température . En distillant à l’ancienne, le rendement est moins bon mais l’ hydrolat a une qualité exceptionnelle, une densité, un vitalité incomparable…. Même sans évoquer les autres démarches de Serge,c’est un hydrolat de lavande BIO dans les 2 cas, mais le savoir-faire, la qualité intrasèque, l’effet sur la peau et la santé, seront très différents !

Made with Love !

Ce n’est pas écrit sur les flacons que le « fait avec amour » compte plus que tout :  l’engagement de faire un métier qui consiste à proposer aux autres des produits d’exception respectant la vie, est partagé par beaucoup d’artisans que je rencontre, que la passion de beau, du bon, du sain existe chez beaucoup de gens ! J’ose dire que c’est ce que je vis aussi.

Le bio, étymologiquement, c’est la VIE, le VIVANT, ce n’est pas anodin …

 

Le BIO, en lettres majuscules,  invite à (se) poser des questions, à sentir, à toucher, à échanger, à rire, à faire les choses avec sérieux sans se prendre au sérieux, à choisir la vie, le vivant, l’humain, le durable, l’efficace, le respect mutuel : partout où notre conscience passe, la qualité grandit …

Je vous invite, mais je vous supplierai pas, tellement je respecte votre liberté !  je vous invite à échanger, à me poser vos questions, celles que vous vous posez quand vous visitez le site, ou le blog, à me donner votre avis quand vous testez un produit, ou que vous lisez un article.  Ce que je raconte n’est pas lettre d’évangile, c’est un prétexte à partager, à réveiller l’envie d’être acteur et actrice de son bien-être, de sa vie, de ses choix.

Se sentir bien, c’est cette harmonie entre ce que nous pensons, disons et faisons… Ce blog c’est une façon de se remettre en question, pour vous comme pour moi.

C’est ainsi que la vie avance, et que nous avançons dans le BIO !

Venez voir ce qu’il y a derrière les labels, et surtout QUI il y a derrière un produit, soyez curieux de son histoire, et de l’aventure qui se joue en coulisses, sachez qui vous financez à travers vos achats. Votre ressenti vous dira où aller pour que ce soit un plaisir et un enrichissement pour vous. Vous n’aimerez pas tout dans le bio juste parce que c’est bio, mais que risquez-vous vraiment à côté de ce que vous apprendrez ?

Réapprendre à sentir, retrouver le goût des choses, admirer les merveilles de la nature  et ressentir comment ces produits vivants raisonnent en vous, ce sera votre seule repère : le plaisir et l’enthousiasme que vous vivez en utilisant le produit  et  en étant l’ acteur clé de cette aventure commune, essentiel pour que l’aventure de ce produit continue !

Le bio est un ressenti … un émerveillement pour qui fera le premier pas de la connaissance.

« Je ne peux rien pour qui ne se pose pas de questions.  » Confucius

 

Rappel de l’Episode 1/3

Crédits photos : © lily – Fotolia.com, Elise le Pallabre

2 réponses
  1. kristin
    kristin dit :

    J’ai ressenti la gourmandise de ta crème à chaque fois que je l’ai étalée sur mon visage. Pas de doute, elle est faite avec Amour et je l’ai savourée avec Amour. Merci Elise.

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