Entre 2 silences

Au moment de me connecter aux coulisses de mon blog ce matin, ces mots se sont glissés tout prêt de mon oreille « Ecoute dans le vent ». Je me suis dit, « c’est une chanson il me semble, mais de qui déjà » ?

J’ai retrouvé ainsi les mots et la mélodie de Richard Antony. Cela ne date pas d’hier me direz-vous… Mais en lisant les paroles, je réalise qu’elles sont fort à propos et illustrent idéalement ce que j’avais envie d’écrire aujourd’hui.

Il n’y a pas de hasard, décidément pas.

J’ai repris les paroles et la vidéo à la fin de cet article…

Une période si troublée, à une échelle planétaire.
Dans un premier temps cela m’a laissé sans voix, sans mots, sans que je sache vraiment pourquoi.
Je n’arrivais pas à exprimer quelque chose, à raconter quoi que ce soit sur les réseaux sociaux ou ailleurs.

Après quelques jours déjà de confinement, je ne vois toujours qu’une évidence : être à l’écoute, faire le silence en moi.

Ce moment de Covid19 semble tout dire dans son nom : un moment de vide pour cocréer autre chose.

Je ne sais rien de la suite, de notre avenir à tous mais je sens que le mieux à faire est d’accepter ce temps de vide, de silence, de soleil si présent (un comble vu le temps humide et tempétueux vécu depuis des mois, n’est-ce-pas… !).

Cela fait peur, cela inquiète, cela peut être un moment de maladie de surcroît, néanmoins je crois qu’écouter ce vide rempli d’énergies invisibles est essentiel.

Je ne sais rien de plus.

Je médite, pas avec Dieu mais avec l’Univers, pour écouter le mieux possible, pour oser plus que jamais des choix guidés par la biodiversité, le vivant, l’humanité, bref par l’Amour.

J’en profite pour prier la vie de nous aider à faire le plein d’énergie et de soutien pour tous, afin de surmonter cette crise.
Je n’oublie pas de remercier infiniment tous ceux qui sont en première ligne pour faire face à cette épidémie. Je n’ai à nouveau plus les mots pour témoigner de ma gratitude sincère.

Je dois aussi assurer le quotidien :  Je fais l’école à la maison. Je fais des dossiers pour essayer de solutionner les difficultés induites pour mon activité.

J’essaye d’être attentive aux gens que j’aime, aux gens que je croise lors des quelques minutes d’oxygène extérieur qui nous sont permis. De loin physiquement, mais au plus proche de ce qu’ils vivent.

J’ai décidé aujourd’hui d’écrire ces quelques mots car j’ai été très touchée par des messages reçues de clientes, qui souhaitaient me dire qu’elles appréciaient tout particulièrement d’utiliser mes soins dans ces moments difficiles.

Comme si finalement des cosmétiques dont la définition officielle rime avec superflu, se révèlent vraiment précieux pour préserver et nourrir son estime de soi comme son bien-être.

J’en ai conscience quand j’imagine un nouveau soin, j’essaye de diffuser cette intention sensorielle en créant l’émulsion mais cela fait un bien fou de réaliser que c’est réellement partagé par des femmes au quotidien…

Merci infiniment pour ce merveilleux cadeau !
Cela me donne du baume au cœur pour traverser ce covid avec des envies de jours meilleurs, une envie d’avenir tout simplement, sur cette voie de la beauté…

Je vous souhaite de passer ce moment du mieux possible, de sentir le message qu’il a pour vous, de prendre soin de tout ce qui compte pour vous.

A bientôt…

NOTA BENE
Je continue mon projet initié juste avant cette crise.
Si vous avez envie de le faire avec moi pour offrir un soin chaque mois à une personne extraordinaire, relisez cet article et écrivez-moi. Cela ne manque pas de personnes extraordinaires en ce moment parmi nos soignants et tant d’autres qui méritent une attention particulière et valorisante. En savoir plus sur cette idée ?

Paroles, Ecoute dans le vent.

Combien de routes un garçon doit-il faire
Avant qu’un homme il ne soit ?
Combien l’oiseau doit-il franchir de mers
Avant de s’éloigner du froid ?
Combien de morts un canon peut-il faire
Avant que l’on oublie sa voix ?

Eh bien mon ami
Ecoute dans le vent
Ecoute la réponse dans le vent.

Combien de fois doit-on lever les yeux
Avant que de voir le soleil ?
Combien d’oreilles faut-il aux malheureux
Avant d’écouter son pareil ?
Combien de pleurs faut-il à l’homme heureux
Avant que son cœur ne s’éveille ?

Eh bien mon ami
Ecoute dans le vent
Ecoute la réponse dans le vent.

Combien d’années faudra t-il à l’esclave
Avant d’avoir sa liberté ?
Combien de temps un soldat est-il brave
Avant de mourir oublié ?
Combien de mers franchira la colombe
Avant que nous vivions en paix ?

Eh bien mon ami
Ecoute dans le vent
Ecoute la réponse dans le vent
Ecoute, la réponse est dans le vent.

Si cela vous dit d’écouter cette ritournelle: Ecoute dans le vent, Richard Antony