Émerveillement

Au moment d’étoffer ma boutique en ligne avec des cosmétiques, parfums & savons porteurs de valeurs fortes, j’ai de suite rappelé Nicolas.

D’une part parce que c’est un homme des plus charmants et authentiques, mais aussi et surtout bien sûr parce qu’ il a une magnifique vision du parfum : De la parfumerie vivante, sensuelle, exaltante … 100 % d’origine naturelle, certifiée BIO par Ecocert. Du pur bonheur à s’offrir, à sentir, à humer avec délectation !

J’ai travaillé avec lui il y a quelques années déjà quand j’avais mon spa,  je continue à mettre ses parfums aujourd’hui, je l’adôôre, et je suis très enthousiaste à l’idée de vous présenter ses créations… Il a un talent majeur !

Je lui ai posé des questions afin de partager avec vous les coulisses de ses parfums d’exception.

Nicolas Jennings, créateur des parfums SHARINI est anglais, et vit aujourd’hui  à St Guilhem le désert dans l’Hérault. Je ne peux pas vous faire perçevoir le charme de son accent anglais à l’écrit mais à la fin de ce billet, je vous ai ajouté une vidéo pour le plaisir ! et des photos aussi …

Je n’ai pas encore eu le plaisir de le rencontrer en vrai !  simplement des années d’échanges téléphoniques, c’est fou ! comme si l’autre bout de la France était à l’autre bout de la terre … C’est au programme de 2013, impérativement !!

Cher Nicolas, Comment est née votre envie de créer des parfums vivants ?

J’ai découvert le plaisir olfactif très jeune. Je suis pour moitié écossais et mes vacances à la campagne était marquées par les parfums de la bruyère et des mousses (lichens) qui donne une signature parfumée à ce pays magnifique.

Le chemin pour devenir parfumeur a commencé par l’aromathérapie et l’utilisation des huiles essentielles au quotidien. Un jour, j’ai créé un parfum à base d’huiles essentielles pour une amie et un parfumeur professionnel anglais a, par chance, senti ma création et m’a encouragé à étudier la parfumerie pour en faire mon métier.

Après ces études (bac +5) j’ai voyagé et rencontré des parfumeurs et distillateurs dans le monde entier. J’étais très intéressé par les techniques anciennes qui sont presque perdues en parfumerie industrielle. Finalement je suis venu en France en 2001 ou j’ai découvert la lavande fine (dans une ferme en biodynamie dans la drôme – le pré st jean) et ma vision de faire revivre la tradition de la parfumerie naturelle est née!

Quel message adressez-vous au monde à travers vos créations ?

Mes créations olfactives sont beaucoup plus intimes qu’un parfum industriel à base de produits chimiques. Les parfums de synthèse créent un mur parfumé autour des personnes et on ne sent que ce parfum (même dans la rue) – On peut même disparaître derrière un parfum que ne vient pas de la nature.

Mes parfums contiennent exclusivement des extraits de fleurs et de plantes, macérés pendant 8 mois.
Mon message est simple : il consiste à faire prendre conscience de ce que l’on porte sur nous mais surtout, qu’un parfum vivant n’est pas un choix intellectuel !

« Laissez vos émotions vous guider pour que votre peau sente bon ! »

( Elise : tiens ! lui aussi préfère choisir ses soins autrement qu’avec le cerveau gauche !..)

Quelle est votre plante et senteur préférées ? Qu’évoquent t-elles pour vous ?

Ca change tous les jours ! – en ce moment je suis en train de sentir différents types de bois de santal et je suis sous le charme d’une variété de nouvelle calédonie (santalum austrocaledonicum – « un merveille! * »). 
* Parenthèse d’Elise : « Un merveille » à l’anglaise ! je n’ai pas eu le coeur de corriger…

J’ai aussi eu un coup cœur pour les notes sensuelles et florales du chèvrefeuille sauvage qui pousse aux alentours de ma petite mazet dans la campagne – un vrai parfum de printemps.

Mais pour son coté intemporel, j’aime énormément la pureté de la fleur de lotus (dans ma composition lotus paradis) – simple, délicat et doux – THE parfum serein existe!

Un grand Merci Nicolas, pour cette interview qui sent bon et qui chante un peu aussi entre l’accent anglais et celui du midi…

 

 

A vous de faire l’expérience … Où vous mèneront vos émotions ?
et revenez le partager ici si le coeur vous en dit !

PS : Tous les parfums sharini sont réalisés dans un laboratoire conformément à la règlementation, ci-dessous vous allez découvrir des images de son savoir-faire, qu’il montre aux visiteurs de son atelier de recherches olfactives !

NB :  Une petite surprise auditive juste après les photos ci-dessous….

Découvrez les parfums de Nicolas Jennings

 

 

 

 

 



 

Découvrez les parfums de Nicolas Jennings

 

Crédits photos : N. Jennings, fotolia

Le ressort originel, c’est d’être aimé…

Tout le monde a besoin d’amour : j’enfonce une porte bien ouverte, soit !  C’est malgré tout une source fréquente de « noeuds »pour nous tous, il y a encore matière à philosopher autour de cette évidence, n’est-ce pas ?

Aujourd’hui j’ai envie d’aborder 2 sources « d’approvisionnement » possibles pour reçevoir de l’amour. Il y en a plein d’autres mais voilà, aujourd’hui ces 2 là se sont faites remarquées… Quand j’écris cela, il s’agit d’admettre que ce sont 2 sujets d’actualités dans ma vie, une actualité qui remonte à longtemps en fait ! alors je partage mes réflexions…

1- La 1ère source, c’est de s’aimer soi-même, et oui vous l’avez déjà entendu ! alors j’ai juste envie de rappeler une petite chose qui mine de rien, en dit long …

S’aimer soi-même peut sembler être une quête abstraite et à long terme, alors dans cette quête, un éléments concret c’est de décider, et de persévérer dans cette décision de ne PAS dire du mal de soi, de ne PAS porter de jugement négatif envers soi. Même pour rire ? oui ! même pour rire, au moins en phase de sevrage !

Avez-vous déjà fait attention à tout ce que nous prononçons comme parole dévalorisante à NOTRE égard ?

Bien souvent il s’agit d’attirer l’attention de cette façon, d’espérer un écho extérieur à nos soucis, une compréhension, un soutien pour compenser nos incompétences supposées. Chercher de l’écoute, de l’éclairage extérieur, de l’aide ce n’est pas interdit ! Cependant il n’est nul besoin de se mettre plus bas que terre pour mériter d’être aidé ou pour attirer l’attention des autres.

Exemple :
« Je suis vraiment nulle, je n’ai rien vu venir : ma fille me ment, elle fait le mur, elle s’est mise à fumer, je n’en peux plus, je n’arrive à rien avec elle »
et vlan, au passage, une claque à notre estime de soi !

Est-ce que finalement une phrase comme :
« Ma fille vit une situation délicate (elle fait le mur etc…), cela me touche et me perturbe beaucoup, je cherche une solution, un éclairage, qu’en penses-tu, tu ferais comment toi ? »

Cette phrase ne permet-elle pas d’arriver au résultat attendu sans se flageller au passage ?
Verbaliser le problème c’est bien souvent faire émerger un début de solution,  donc OUI ! exprimons-nous, mais pas au prix d’un assassinat de notre estime de soi !

Ce petit conseil  pourrait vous amener à croire que vous devez taire vos pensées culpabilisantes ou autoflagellantes (« je suis vraiment nulle !), mais non en fait : il s’agit de les exprimer en prenant du recul, et en vous dissociant des évènements qui vous arrivent.

 

Suite de l’exemple
Vous aurez tendance à vous sentir coupable de ce qui arrive à votre fille, mais ce qui pourrait être plus constructif serait de vous dire :

« J’ai pris conscience du problème, par le passé j’ai pu commettre des erreurs, mais à présent que puis-je optimiser ? Comment puis-je tenter d’autres solutions que celles que je connais ?… »

Ce qui arrive à votre fille est SON parcours de vie, SA vie n’est pas VOTRE vie, ce qui n’empêche pas pour autant VOTRE remise en question pour ce qui VOUS concerne (certaines choses seront à faire par votre fille, et uniquement par elle !). Le défi de chaque parent c’est de faire de son mieux dans le moment présent, avec ses failles, atouts et limites, et de se remettre en question quand cela bloque. Ce que vous n’arrivez pas encore à faire, ne se confond pas avec votre valeur : vous avez de la valeur, et méritez l’amour des autres même si vous ne réussissez pas tout, vous et vos comportements sont 2 choses différentes.

Il ne s’agit pas ensuite de partir vers l’autre extrême : rabâcher haut et fort être la plus intelligente du monde, la plus organisée tout en gardant un « oeil vif » de surcroît – mais sans y croire un mot évidemment – !

 

Notre cerveau, ce héros

Ce petit conseil est là pour nous rappeler que notre cerveau enregistre tout ce négatif. Notre cerveau peine ensuite à nous inciter à aller vers des situations nouvelles, des gens différents, et vers le bonheur tout simplement, tant ce cerveau est chargé de lourdeurs, de préjugés passés, de freins bien ancrés.

C’est comme regarder un film violent ou dramatique, cela donne moins d’ailes humanistes que de regarder un film comme « Intouchables » : la joie passera par nous si nous émettons de la joie donc si nous nous remplissons de joieS en amont…

Nous avons bien des raisons de ne pas savoir nous aimer, notre enfance, nos rencontres souffrantes …. mais aujourd’hui, un début de changement c’est de ne plus alimenter ces vieilles valises.  Petit à petit ces valises resteront à leur place et notre vie suivra plus le chemin que nous décidons de suivre pour être bien.

Donnons à notre cerveau de l’espoir, du positif, de l’encouragement, il nous le rendra au centuple !

 

LEVONS LE MASQUE…

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2- La 2ème source, c’est d’être heureuse de déplaire.

C’est curieux n’est-ce pas ? vous me voyez venir ? oui !
Déplaire aux uns c’est une chance magique de plaire aux autres
C’est se rapprocher de ce qui nous sommes vraiment.

Au milieu de ce processus :

nourrir l’estime de soi,
être plus bienveillant envers soi,
se respecter en exprimant ses besoins, ses envies,
dire oui ou non avec sincérité,
bref, se positionner pour être au plus près de son bien-être …

C’est se donner une chance de rencontrer des personnes qui nous aimeront vraiment tel que nous sommes . Il y a simplement une réalité collatérale : déplaire à d’ autres. C’est dur au début et puis finalement c’est plus simple : c’est clair au moins, et c’est tellement bon de ne pas faire d’efforts surhumains pour espérer plaire et être aimé. Plaire à tout le monde, la neutralité, la bienséance, tout cela n’attire pas les vrais amis, les vraies histoires humaines.

 

Il suffira d’un signe…

Alors c’est bon signe : déplaire c’est aussi une reconnaissance que nous existons, ce que nous sommes là, et bien là. C’est bien ce que nous voulons non, ne pas être transparente !

Renforcer notre estime est essentiel car cela nous aide à choisir, à décider, à renoncer,et donc garder le fil de notre rêve de vie. Renforcer son estime c’est petit à petit comprendre que nous avons de la valeur, comme tout le monde, que nous sommes légitimes pour réaliser ce qui nous tient à coeur, que personne n’a NOTRE vie entre ses mains.

La vie est courte, vivons ce que nous avons à vivre, tant pis pour ceux à qui cela ne plaît pas. Persévérons pour ceux qui aiment, qui nous aiment, que nous aimons.

Finalement ils sont souvent bien plus nombreux que ceux à qui nous ne plaisons pas…

et Là, enfin quand on renonce à plaire à toute le monde, quand on choisit la vie côté bonheurS, et bien:  les portes s’ouvrent, la voie s’éclaire, la vie nous fait des cadeaux. J’aurais beau l’écrire, c’est une émotion qui se vit dans ses cellules, alors je vous le souhaite du fond du coeur, vivement que vous ne plaisiez pas, et que cela ne vous anéantisse pas ! Vous commencerez ce jour là votre vraie vie, la vie qui est faite rien que pour vous sur mesure, celle qui sera précieuse et inspirante pour ceux qui vous croiseront…

Quelle chance ce sera de vous rencontrer !

A bientôt…

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Tout vient à point… pour qui sait attendre !

Voilà une maxime, une loi de la vie même, que je n’ai pas toujours écouté, mon impatience ayant souvent couru plus vite que ma patience…
Sauf que là si, j’ai attendu ! J’ai attendu quoi, me direz-vous ?

J’ai attendu de voir autrement un « coup du sort »…

 

Une histoire de marque…

 

Il y a 2 ans, oui 2 ans déjà, Terrasens était une jolie petite graine, ayant déjà essuyé des intempéries, mais elle avait la volonté de pousser encore, de revendiquer le droit d’être là. J’avais mis au monde mes 9 produits, des premiers clients et puis « patatrac » comme disent les gens de chez moi. Le ciel me tombe sur la tête, je reçois un courrier de l’OHMI, l’organisme européen des dépôts de marque, m’annonçant une opposition par un tiers vis à vis de mon dépôt   » Terrasens » au niveau européen pour la classe 3, celles des cosmétiques !
Autrement dit un « môsieur » se met sur ma route, la route de ma petite entreprise.


Puis de crise

 

Ma petite entreprise connaît alors très bien la crise, ce moment de désolation, de ruine psychique, cette torpeur qui fait si mal…. J’avais une marque légitime en France parce que je l’avais déposée en 1er en France. Seulement ce môsieur avait déposé une marque « ressemblante » (oui cela se discute, mais je ne peux rien vous dire…)  au niveau européen, et cela juste avant moi – qui n’avait pas eu les moyens de financer ce dépôt dès la création de mon entreprise – .

Il faut toujours voir grand, 1ère leçon ! et même si on avance souvent doucement vers l’objectif…

L’INPI pour la France et l’OHMI pour l’Europe n’ayant aucun lien (l’Europe n’existe pas partout…), j’ai perdu évidemment !

 

En passant par de la Résistance …

 

Je dis ce « môsieur », c’est un peu ironique je vous l’accorde, je pense à Obélix et à son village d’irréductibles en écrivant  » Môsieur « de cette façon, allez savoir pourquoi…

J’ai pensé d’abord qu’il fallait que je me batte contre Goliath, que je devrais me faire entendre, me battre pour mon projet et négocier. Et puis coup de chance, (mais ça je le dis maintenant ! sur le moment cela me semblait irréel et improbable) : il nous était impossible de nous comprendre avec ce môsieur, cela en devenait grotesque.

Avec l’avocate nous passions un temps fou à essayer de traduire le sens de ses messages, pourtant écrits en français (nous sommes français tous les 2, et je le salue si il me lit !) . Nous passions tout autant de temps à essayer d’être clair dans nos propositions, définitions. Impossible, l’un comme l’autre, rien, on ne comprenait visiblement rien à la logique de l’autre ! C’est fou de faire ce constat …

 

e-boutique terrasens web

Another day…

 

Et puis un jour tout s’est éclairé, juste avant la fin de la période de négociation, je me suis dit : il n’est pas question de négocier un demi-terrasens, ou quoique ce soit d’autre, il est question de faire un choix profond, clair, intime, entier.

Je me suis dit que si cela bloque ici, c’est sûrement pour une bonne raison.  Même si c’est difficile sur le moment,   j’accepte cette réalité, je fais confiance à la vie qui me susurrait à l’oreille : c’est une chance pour toi et simplement tu ne le sais pas encore…

Ainsi j’ai annoncé que je renonçais à ce dépôt de Terrasens dans la classe 3.  Puis j’ai ressenti l’immensité du vide…. LE VIDE.

Au delà de  l’enjeu entrepreneurial, il se trouve que c’était un homme, il l’est toujours je pense, et quoiqu’en dise, notre qualité d’homme ou de femme influe forcément. Une sorte de combat viril s’annonçait… mais je n’ai pas souhaité jouer au coq face à lui (ou alors pas longtemps !…).

J’ai pris cette péripétie comme une chance de clarifier mes projets, mes essentiels, mes valeurs, et de les exprimer, de les lui exprimer, sans animosité .  Une fois que j’avais fait cela, l’évidence que j’avais autre chose à faire s’est imposée, ne lui en déplaise.
Faute de combattants…

Autre chose à faire, renoncer au combat inutile, oui !  mais pour quoi ?  J’ai ressenti alors l’immensité du vide…. LE VIDE.

 

La peur du vide

 

Il a au final fallu 2 ans pour que j’entende ce que pouvait devenir Terrasens, sans sa classe 3, mais avec sa classe 16, 44, 38, 41, et autres… Je ne vous cache pas que mon cerveau a régulièrement fait des noeuds, j’ai trouvé cela injuste plus d’une fois, j’ai pesté, j’ai senti le découragement m’assaillir…. j’ai eu peur de ce vide laissé !

Chaque fois j’ai attendu, pas toujours sereine, mais j’ai attendu. Faire, refaire et défaire, pour me rassurer, j’ai fait aussi. Finalement les choses ont bougé quand j’ai pris la décision de prendre soin de mes fondations, de mes valeurs, et surtout de moi : j’ai cherché à aller plus loin : pour quoi ai-je créé mon entreprise à 21 ans ( il y a 11 ans !), qui suis-je vraiment ? A quoi puis-je être utile sur cette terre ? qu’est ce que j’aime faire au quotidien, qu’est ce qui me passionne même, qu’est-ce qui me donne le sourire, qu’est ce que j’aime faire découvrir aux personnes, aux clients que je croise ….

 

Dénouement

 

Alors voilà 2 ans après, le chemin n’est pas fini, ne finit jamais mais je sais au fond de moi comment Terrasens va évoluer, et aujourd’hui c’est le moment de commencer à  le partager avec vous, de passer de l’idée à un début de réalisation, d’oser poser dans le concret ce que j’ai l’intuition de créer  !

Je tiens à remercier ce monsieur,  car grâce à cette expérience, je me suis consolidée, j’ai mis le temps  mais je suis plus solide et plus souple à la fois.  Je vois plus grand à présent, tout en ayant l’esprit & le coeur plus sereins, et en continuant à avancer à mon rythme.


La vie est belle ! leçon n°2 : ne jamais l’oublier !

 

Terrasens devient mon concept plus que ma marque de produits : Nourrir l’estime de soi & être l’actrice de son bien-être.

Ce concept se décline de 3 façons potentielles :

  • Une boutique en ligne qui réunit des créateurs de cosmétiques rares, 100% d’origine naturelle, de la plus haute qualité, cette qualité qui valorise le vivant, l’émotion, les sens, la solidarité…
  • Un SPA, en gestation dans ma tête en attendant l’opportunité de le réaliser.
  • Heuliad, devient la marque de ma nouvelle ligne de  soins et sera proposée sur la boutique Terrasens en tant que marque propre.

Heureux évènement !

La boutique en ligne est à présent en ligne justement ! je vous y invite non sans une joie certaine !

Elle s’étoffera au fil des rencontres et des envies, et vous pouvez déjà y découvrir des parfums d’exception, des savons à froid, le must de la beauté 100 % naturelle…

 

tableau Elise Le Pallabre terrasens web

 

Si vous avez des questions ou des commentaires, je suis au bout de l’écran (très souvent !), n’hésitez pas… Je vous remercie de votre attention.

PS : Le parcours d’un entrepreneur n’est pas toujours rose, souvent nous ne voyons que les réussites ou ce qui est politiquement correct : ma démarche c’est ici de vous faire participer à la vie de ma petite entreprise, à partager ce que j’apprends au quotidien, à être réaliste tout en passant le message que chacun peut avancer vers ses rêves, même si parfois le chemin est surprenant… Aidons-nous les uns les autres à aller vers nos rêves, c’est mon souhaite le plus cher !

 

Crédits photos : Elise le Pallabre – reproduction interdite sans autorisation

 

Petit clin d’oeil … J’y peux rien, j’adôre les années 80…

On a toutes quelque chose en nous de Jeanne et Tess

L’inspiration du jour c’est l’histoire de 2 petites filles, où cela va t-il mener ?  A vrai dire, Je ne le sais pas encore…

 Jeanne est une petite fille, tout ce qu’il y a de plus cocotte.

Autrement dit elle a un  minois d’ange, des grands yeux à l’expression douce et envoûtante, et des petites boucles blondes, mais pas seulement… Ce que l’on remarque en premier c’est son sourire, et comme elle n’oublie jamais de sourire,  cette ouverture d’esprit étonne toujours ! Qu’est-ce qu’elle est souriante, et gentille, un vrai sucre d’orge…

Jeanne a vite compris que pour être aimée, ou reçevoir de l’attention, le sourire, l’obéissance c’est un bon truc. Sinon ça crie, ça prive de dessert, ça veut plus faire le cadeau promis (le « ça » désignant d’abord les parents, mais aussi les proches, ou les adultes enseignants). Jeanne trouve qu’elle est gagnante et cela devient vite très naturel de se conformer aux attentes des autres, elle est trop heureuse de s’entendre dire qu’elle est vraiment bien élevée, qu’elle est cocotte ou gentille. C’est bien un compliment « cocotte » non ?

Cocotte mais…

Plus elle grandit, plus elle remarque quand même qu’ être dans la catégorie des gentilles a quelques inconvénients. Elle passe légèrement inaperçue, voire  les autres profitent de sa gentillesse sans vergogne…  on oublie de l’inviter à un anniversaire, ou on lui demande de garder les cartables pendant que les autres vont à la boulangerie.

Elle a tellement peur de ne plus faire partie du groupe, qu’elle ne dit jamais non, ou stop, et au milieu des autres de son âge, elle vit souvent de petites humiliations ordinaires en silence, les autres ne réalisent même pas qu’elle peut souffrir de cela. Les jours passent et se ressemblent.

Elle reste la chouchoute des adultes, un moindre mal, une source de réconfort, les adultes sont rassurés par cette image d’une enfant douce et gentille, souriante, la génération suivante a encore de l’avenir ! sous-entendu « un bon fond », un zeste d’humanité dans le cœur : pas comme ces jeunes violents, incontrôlables qui font peur…

Vous avez dit ordinaire ?

Elle croit dur comme fer, qu’elle a un effort permanent à faire pour être aimé : son chemin de croix c’est d’être au quotidien agréable, à l’écoute et volontaire. Elle travaille très bien à l’école, et tous les professeurs diront à la réunion parents-profs, « je ne me fais aucun souci pour elle », élève sans histoires… qu’elle continue ! Son travail est toujours bien fait et pertinent mais il n’intéresse personne. Elle est déçue très souvent, son besoin de reconnaissance est insatiable, et la reconnaissance, elle, si rare et fugace…

Jeanne est depuis si longtemps ordinaire, que quand un garçon lui montre un certain intérêt, elle perd tous ses moyens, tout juste si elle peut aligner 2 mots : elle ne sait pas quoi dire pour plaire à ce garçon :
que pourrait-elle bien dire ou faire pour qu’il aime pour la vie ?

Et quand c’est le vrai premier amour, celui des 17 ou 18 ans, alors tout vole en éclat. Elle ne jure que par lui, elle a besoin de lui, elle s’investit corps et âme dans cette relation qui la comble enfin. Adieu école, famille, contraintes, la vie est belle, les rêves inondent sa tête. En amour, c’est elle que l’on abandonne bien sûr, et elle est assez vite oubliée…

Tess est une chipie.

Elle a le regard perçant, l’expression malicieuse. Elle vous regarde dans les yeux, et soutient le regard jusqu’à ce que vous regardiez ailleurs. Elle sourit si elle veut ! Elle sourit quand elle a quelque chose à demander, à obtenir … Elle est irrésistible, vivante, active, une vraie tornade. Une petite pétillante que tout le monde remarque. L’enjeu pour les adultes c’est de se faire aimer de cette petite fille ou juste obtenir un sourire, une faveur, une attention.
A qui va-t-elle donner ses bonnes grâces ?

Tess est une chipie, insupportable pour celui ou celle qui doit lui faire faire quelque chose ou pour celui qui subira ses  desiderata, mais tellement attendrissante et attachante pour qui la regarde vivre et s’amuser. Elle s’autorise tout et obtient tout ce qu’elle désire. Quelle leçon pour les adultes !

Plus elle grandit plus Tess  impose sa loi, son style, ses mots, sa mode à tout ce qui l’entoure, elle donne le ton sans faire d’efforts, c’est comme ça, les gens la suivent, l’imitent, la complimentent pour un rien,  la veulent. Elle souffre aussi à sa façon,  elle a à la fois besoin d’avoir cette aura sur les autres, et en même temps elle est souvent agacée, personne n’est jamais assez parfait à ses yeux. Elle a besoin d’admirer l’autre, mais elle va vouloir aussi s’y confronter à cet autre, se comparer, et gagner, cela entretient une solitude cruelle.

Chipie mais…

Elle est bien entourée d’un harem dévoué, mais elle se sent seule, ne partage rien de vrai avec les autres.  Elle s’ennuie avec elle-même, très vite aussi avec les autres : en amour c’est elle qui quitte, sans détours, pour conquérir d’autres espaces !

Jouer les femmes fortes finit par être lassant, c’est un piège pour Tess, une prison dorée que personne n’arrive finalement à atteindre, alors qu’elle cherche son maître, ou son prince charmant, désespérément. Il lui est tellement naturel d’influencer la vie des autres, de mettre en place des stratégies pour avoir ce qu’elle veut, ou des petites mesquineries, et tout le monde tombe dans le panneau, sans être dupe, mais mieux vaut l’avoir comme amie que comme ennemie…

 

cosmétiques naturels Terrasens


Tess et Jeanne ont envie d’être aimées comme tout le monde
, et chacune choisit une voie qui lui semble évidente, très tôt dans la vie.  Ce n’est ni bien ou mal, une voie n’est pas mieux qu’une autre, le point commun des 2 voies, est souvent d’aimer là où on ne sera pas aimée : l’amour impossible, ou l’amour de tous  (donc de personne !), le comble quand on a besoin d’amour !

C’est la source d’une souffrance intime profonde, et en même temps c’est la vie,  chacune fait ses expériences pour trouver l’équilibre de la 3ème voie : être soi.

Une fois devenues Femmes, Jeanne et Tess changent, évoluent, s’équilibrent, mais dans quelle mesure ces habitudes d’enfants influent encore sur leurs vies de tous les jours, aujourd’hui ?

Etre soi c’est créer sa vie, bien se connaître et équilibrer sa part féminine et sa part masculine en nous-même : donner et reçevoir, s’écouter et agir, s’accomplir tout en respectant l’autre etc… Ecouter et s’exprimer, il n’y a pas de choix à faire, juste un va et vient permanent, un partage, une communication sereine entre tous nos besoins et envies !

Nous avons toutes en nous quelque chose de Jeanne et Tess, notre chance réside dans le fait de reconnaître ces tendances, nos tendances. Se connaître, se reconnaître c’est se donner une chance de faire autrement, de déjouer nos habitudes et nos croyances pour être plus juste. C’est aussi une chance pour accepter l’autre et l’aimer vraiment, avec son histoire et ses faiblesses, sans les juger :  la rencontre n’en sera que plus belle , profonde et durable.

Soyons lucide sur notre part d’ombre, sur notre histoire et nos points faibles, nous pouvons même nous en amuser, et les regarder comme un terreau fertile pour y planter des choix conscients, et modeler une vie qui a du sens : la liberté d’être soi passe par là, le renouveau aussi.

En commençant cet article, je laissais un peu vagabonder les idées qui se présentaient, sans savoir pourquoi je posais ces mots-là. Finalement je crois que l’idée de fond c’est de dire que la Fatalité n’existe pas.

Nous pouvons évoluer sur nos comportements, habitudes, pensées, certitudes. Autorisons-nous à aller vers l’inconnu, vers ce que nous ne connaissons pas encore, à écrire une nouvelle histoire au présent : la vie est un mouvement, si on le suivait ?…

Si vous avez envie de vous exprimer, de dire comment vous vivez cette quête de la 3ème voie, VOTRE VOIE…

Souvent notre cerveau comprend qu’il peut changer mais est-ce que nous le sentons vraiment, est-ce que nous y croyons vraiment ?

 

Suite au prochain épisode ?
Vos commentaires sont les bienvenus…

 

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